Reflet

6 juillet 2009

Lalionne a regardé Le Labyrinthe de Pan.

Plusieurs lui disaient depuis longtemps de le regarder, “vas-y, ça te ressemble tant!”, mais elle avait peur d’y voir ce que les autres y voyaient. Malgré l’orgueil léonin, Lalionne n’aime pas se regarder dans un miroir…

Rassemblant tout son courage, elle a tout de même regardé le film, effrayée par son propre reflet.

Coeur de pomme.

De l’autre côté du miroir, elle y a vu la cruauté du monde des adultes, les désirs inassouvis d’une enfant négligée et la peur, toujours, cette peur qui envahissait tout, même ses contes de fées.

Une réalité bien enfouie, loin dans ses souvenirs, dans le tiroir “Cauchemars, horreurs et autres pensées néfastes – NE PAS OUVRIR”, et qui d’un coup, a refait surface.

Ces gens qui me recommandent le film ne me connaissent qu’en tant qu’adulte. Qu’y reconnaissent-ils de moi? Je ne peux que présumer, mais je crois que c’est le côté “rêveur et conte de fées” du personnage principal.

Mais… Une adulte rêveuse qui croirait encore aux contes de fées? Oh là! Mais c’est vous, qui croyez aux contes de fées!

Le rêveur SAIT que les contes de fées n’existent pas. Sinon, pourquoi se réfugier dans les rêves?

Derrière chaque adulte qui vous semble avoir l’esprit trop rêveur se cache un enfant à qui on n’a pas laissé le temps de grandir…


Calepin

1 mai 2009

Dans mon sac, je traîne toujours un petit, mini, micro calepin. (Mes hommages à un grand ami qui, s’il lisait Lalionne, se reconnaîtrait dans cette pratique suggérée.)

Un calepin Bob l’éponge. (Idem à l’ami.)

Chaque page de Bob peut contenir environ 15 mots. Et je n’écris pas gros.

120 pages de Bob recueillant, tel une éponge, mes idées, mes réflexions, mes questionnements ou des expressions entendues qui m’ont fait rigoler.

Aujourd’hui, noté dans mon calepin :

Qui d’autre a déjà rêvé (rêve dodo) qu’il combattait aux côtés de Gimli et Legolas?


Agenda

20 octobre 2008

Dans 5 ans, j’aimerais être propriétaire.

J’aimerais une petite maison, un peu vieillotte, préférablement un peu de guingois. Pas une affaire trop droite ni trop neuve, parce que j’aurais peur de la briser. Et puis, un plancher croche m’aiderait à voir le monde plus droit, s’il m’arrivait de me tenir croche. Et avouons-le, comme il n’y aura pas de tapis, ce sera moins long pour passer le balai : la poussière se retrouvera toujours dans le même coin. Avec les balles des minous.

Oh! Pas un shack à tout réparer, mais quelque chose pour me tenir occupée.

Non, pas une maison trop carrée…

À tout prendre, j’aime mieux les losanges.

Sur mon terrain, il y aura des arbres pour observer les saisons. Pas trop de fleurs, parce que je n’ai pas le pouce vert et parce que Papistache demeure loin. Et il y aura une balançoire, et une table pour écrire, manger, lire, rêver. Avec un cabanon, pour ranger les vélos. Et idéalement, un garage pour jouer mécano avec Monlion.

J’habiterai une rue avec peu de circulation, où Tipiti pourra jouer sans que je ne passe mon temps à la fenêtre et où je ne serai pas anxieuse de prendre la route le matin.

Des fenêtres sur tous les côtés. Ou au moins 3 côtés. Et une vue sur le Majestueux. Mais pas trop près du Majestueux. Don’t mess with le Majestueux.

Pas de lave-vaisselle, pas d’aspirateur central. Peut-être un nouveau balai pour célébrer l’événement.

Un vieux bain, parce que les bains neufs sont maintenant coupés droit (coupés sport, les bains d’aujourd’hui), ce qui est la pire aberration depuis l’invention de l’aspirateur central. Le cou cassé, les pieds mal appuyés, comment voulez-vous qu’on y lise? Un bain au dos incliné. Un bossu.

J’hésite encore entre la 3e marche qui craque et la porte qui grince…