Conte à Poisson

24 février 2008

Il y a longtemps que je n’avais parlé de Poisson. (Lui-même me faisait part de cette observation, lorsque je lui ai parlé cette semaine!) Le lendemain, il m’a écrit, me disant regretter de souvent choisir dans ses amours la belle ou la gentille au détriment de la sensée…

Voici ma réponse à Poisson.

Il était une fois un sultan qui vivait dans un royaume de rêve, se complaisant auprès de ses compagnes.

Parmi elles, il en préférait deux.

L’une d’elles, bien que belle, était surtout très gentille. Avec elle, il se sentait apprécié, sans jamais en connaître la raison réelle. «Elle m’aime parce qu’elle est gentille», se disait-il. Cette gentille compagne le flattait, l’admirait et le rassurait.

Gentille avait pour habitude de lui apporter des chocolats. À chaque fois, il la remerciait, prenait la boîte et quittait la pièce. À chaque fois, lorsqu’elle retrouvait son amant, Gentille voyait la boîte vide, gisant parmi les autres débris que la vie quotidienne apporte. Que faisait le sultan de ses chocolat? Les aimait-il au point d’aller les déguster en privé?

Un jour, après lui avoir offert ses chocolats, Gentille décida de suivre le sultan pour connaître la vérité au sujet de ses présents. Elle le suivit jusqu’à la chambre de la deuxième compagne, celle qu’on appelait Belle.

Ce qu’elle y vit la chagrina : le sultan, doucereux, offrait ses chocolats à Belle. Elle comprit alors que le sultan avait l’habitude d’aller retouver Belle à chaque jour d’offrande, pour lui faire don de ses chocolats. Gentille entra dans une colère terrible et alla se réfugier dans sa propre chambre.

Belle, de son côté, comprenant enfin d’où provenaient les chocolats (il faut dire qu’elle n’était pas vite, vite!), ordonna au sultan de quitter la pièce, puis s’y enferma à double tour.

Le sultan, qui ne voyait pas à mal, en fut tout bouleversé. «Suis-je chagriné parce que je l’aime? Je l’aime parce qu’elle est belle!», pensa-t-il.

Il alla retrouver son amie. Celle-ci n’était reconnue ni pour être belle, ni pour être gentille, mais elle était plus sensée. Ensemble, ils discutaient, ils philosophaient et parabolaient… Le sultan exposa sa situation avec éloquence à Sensée, qui l’écouta avec attention.

- Sensée, dit-il, qu’est-ce que l’amour?

- L’amour, c’est du chocolat que l’on coule à l’intérieur de moules en coeur, et que l’on reçoit ou l’on donne au gré de nos émotions.

- Et vous, pourquoi m’aimez-vous d’amitié?

- Parce que nul chocolat ne se dresse entre nous.

- Et moi, Sensée, pourquoi ne vous aime-je pas d’amour?

- Parce que nul chocolat se dresse entre nous.

- Que ne suis-je pas moins superficiel pour enfin préférer une sensée comme vous, plutôt qu’une belle ou une gentille, et enfin avoir la paix dans mon Royaume?

- Sultan, vous ne pouvez pas aimer une sensée. D’abord, elle ne vous offrirait jamais de chocolat que vous pourriez offrir à d’autres, plus belles qu’elle. Ensuite, elle ne serait pas assez dupe pour accepter ceux qu’une plus gentille vous a offerts.

Vous savez bien, cher Sultan, que vous êtes trop sensé pour choisir une sensée! Cela ruinerait le marché du chocolat, tout en menant votre royaume à la perte!»


Océan

27 août 2007

Un grand océan, une mer vivante, une mer vivant au rythme des coeurs des jeunes femmes. Une mer vivifiante pour un Poisson qui fuit la Mère morte.

J’ai vu Poisson, dans son milieu de travail, vivant les remous de la marée groupie. Distant, froid.

Professionnel, sûrement.

Seulement, moi, je ne le connais pas ainsi. Plus maintenant. Ça m’a attristée. Je n’aime pas le Poisson dans cet océan, mon ami, c’est le Poisson d’eau douce, celui qui croit en moi, celui qui ne nie pas notre amitié.

Je n’ai jamais voulu vivre dans l’ombre, il le sait. Unelionne, ça vit en plein soleil. Une amitié secrète? Il ne manquerait plus que ça…


Un poisson diète

18 août 2007

Eurrrk, du poisson diète? Et les oméga-3?

Meuh non! C’est Poisson, là, qui croit devenir conseiller en diététique! Gestionnaire des excès comme il était auparavant gestionnaire des accès à sa garçonnière.

Ami Poisson, tu sais bien que l’esprit sain dans un corps sain est une idée désuète! Au royaume Deslions, le Saint Esprit laisse des seins sur mon corps…


Journal d’une vacancière – Semaine 3

16 août 2007

16/08/2007

Une petite randonnée à bicyclette bien sympathique. Pas d’énervements, Poisson, aucune calorie n’a pu être perdue : c’est que le Tipiti roule, selon l’odomètre donné par Boumba à Lalionne, à 5 km/h.

Il faut voir ces petites jambes tourner, puis tourner!

Il faut voir ce Tipiti, tout fier de son BMX, pâle copie de celui Dulion qui pédale plus loin devant!


Mistress L. et le harem

16 août 2007

Dans son article publié sur le blogue Géniale Suzanne, Mistress L affirme ceci :

« Ouaip!  Plus j’y réfléchis, plus je me demande comment une femme adulte normalement constituée, brillante, « funny », « open », qui sait ce qu’elle veut pas (vous aurez remarqué la nuance!), etc., peut se contenter d’un seul homme dans sa vie..? – Mistress L.

Je ne connais pas Mistress L., mais je mettrais ma main qu’elle est début trentaine. Car c’est à cet âge que les femmes ont ce mode de pensée. Elles sortent souvent de leurs amours de jeune femme (que certaines ont eus nombreux), elles goûtent enfin à la liberté (personnelle, financière, sociale), et se découvrent une passion pour le surprenez-moi.

Elles arborent souvent le regard sardonique de la femme qui en a vu d’autres : «cause toujours, petit mec.» Le fait est que, début trentaine, nous finissons ENFIN par réaliser que nos petits rêves de princesses étaient… des rêves. Le prince charmant est différent. La grande désillusion.

(Pour plus de précisions sur cette théorie, il nous faudrait évidemment l’opinion du Maître ès Psy (maîtresses psy), à savoir Poisson.)

Évidemment, je généralise. Mais le fait est que ces collectionneuses de mecs (j’en étais) se trahissent souvent au matin : elles font le lit alors que l’amant est sous la douche et/ou rangent les verres de la veille et/ou font une dernière vérification avant de quitter pour s’assurer qu’elles n’ont rien oublié.

« Elle aura beau lutter, pensa Élias tristement, elle aura beau coucher avec des tas d’hommes différents et pratiquer l’échangisme, un jour elle se mariera et aura des enfants, elle croira à la fidélité et condamnera les jeunes femmes qui ressembleront à ce qu’elle a été. » — On s’habitue aux fins du monde / Martin Page (2005)

Bah… il exagère un peu, le mec, mais le fond y est. Le harem, bien que très plaisant pour son côté toujours-plaisir, fait son temps. Parce que l’amour n’y est pas, parce que l’on s’ennuie plus rapidement avec un corps qu’avec une émotion. À tout prendre, il n’est pas rare que l’un des amants croie tomber amoureux de l’autre : l’émotion est le piment de la relation.

« Toutes les qualités recherchées chez le mâle ne peuvent quand même pas se retrouver à l’intérieur (ou à l’extérieur) d’une seule de ces petites bêtes voyons!!! » — Mistress L.

Jusqu’à tout récemment, je pensais comme toi, Mistress L. Ma liste de Ce que je ne veux pas chez un mâle faisait 3 pages.

Puis Unlion m’a prouvé ceci : il y a plusieurs hommes dans un homme. Il suffit de trouver celui qui convient aux multiples femmes que nous sommes : la maîtresse exigeante, l’adolescente blessée, la petite rêveuse, la mère impatiente, la travailleuse acharnée du vendredi après-midi, la paresseuse du lundi soir, la fille du party du jeudi, etc.

« À quand le droit d’avoir plus d’un homme pour une seule femme??? Hein? À quand??? Sommes-nous trop exigeantes? » –Mistress L.

Yoy que NON!

Exigez, vous recevrez : Monlion est devenu un harem à lui tout seul, mon harem personnel. Il me COMPLÈTE bien.