Calme plat – La suite

29 juillet 2009

Au printemps, une vedette québécoise annonçait la parution d’un livre qui relatait son histoire : elle est bipolaire.

Le lendemain, un collègue m’a dit : «Je crois que je suis bipolaire! Il paraît que t’es bipolaire… tu peux m’aider à déterminer si je le suis?»

Moi, bipolaire? Unelionne dans les montagnes russes? Papistache rirait bien!

Qui avait bien pu énoncer un tel diagnostic? Malgré mon interrogatoire, le collègue n’a jamais voulu répondre.

Histoire tombée dans l’oubli.

Jusqu’au départ de… vous devinez certainement!

Patron!

Évidemment, Patron étant le patron de mon collègue, ce dernier n’a jamais douté que cette affirmation pouvait être fausse : si le boss dit qu’unetelle est bipolaire, c’est qu’elle doit l’être!

À qui d’autre?

Qui, dans mon édifice, pense que je suis bipolaire parce que Patron said so?

Mon nouveau patron?

Le Big Boss?

Et si j’avais des désirs de progresser dans l’organisation? Qui voudrait d’une gestionnaire bipolaire?

Ordinaire.

(Imaginez si j’avais réellement été bipolaire!)

Le pire, c’est que même si je le vois, je ne pourrai jamais lui en parler… Je pognerais les nerfs et, du coup, il dirait : «je vous l’avais dit, qu’elle est bipolaire!»


Contraintes

7 juillet 2009

En réponse à mon billet “Rien”, sauveteur des opprimés des blogues (et à présent des blogueurs en manque d’inspiration), ce cher Papistache m’a proposé d’écrire avec des contraintes.

Cet après-midi, j’ai suivi son conseil.

Grandes retrouvailles musicales pour Monlion, je me suis retrouvée avec un groupe de musique qui jammait au salon.

Afin de bien brasser les souvenirs, les albums de ce groupe défunt jouaient en sourdine.

Mise en scène: un batteur, un guitariste, un bassiste, 2 amplis, des colonnes de son qui crachent les efforts présents des musiciens et d’autres colonnes de son pour fournir la trame de fond.

Quelques notes manquées, commentaires de l’un, quelques notes anciennes, bientôt rejointes par celles du membre perdu qui vient de retrouver le rythme, rire, commentaire, oh non, je l’ai encore manqué!, notes anciennes.

En bonne épouse, j’ai gentiment cédé le plancher et me suis auto-rétrogradée au coin Nord-Est de la cuisine, sur une chaise droite qui, bien qu’à la bonne hauteur pour manger, était bien trop basse pour écrire sur le clavier non-incliné du vieux portable.

Les coudes surélevés, l’air d’un bucheron prêt à bouffer la cabane à sucre au complet en rigodonnant, j’ai attendu.

L’inspiration.

Papistache, la contrainte ne me va pas si bien!


Grandiosité

4 juin 2009

La date est fixée
Le 7 juillet au soir, ne me cherchez pas!

La salle est réservée
Nous avons choisi une salle plus conviviale, moins glamour que d’autres, mais qui a beaucoup de cachet. Nous désirons que Patron se sente comme chez lui. Nous l’imaginons déjà, déambulant parmi les invités et distribuant blagues et compliments à chacun. Nous le voyons très bien grimper sur la mini scène à l’avant, pour chanter un peu et rire aux éclats.

Et puis, patron aime bien arroser les soirées. Nous sommes certaines qu’il appréciera le bar privé et les rabais sur la boisson…

Les invitations sont lancées
Aujourd’hui, nous avons travaillé tout l’après-midi pour préparer une invitation digne de Patron : humour sur fond sobre. Connaître les limites.

Le résultat, satisfaisant (quoique, en y repensant, nous étions tellement nerveuses que nous avons mal utilisé nos traits d’union… erreur enregistrée pour toujours dans mon cerveau niaiseux), a été envoyé à 15h28.

À 15h35, 10 personnes avaient confirmé. C’est plus d’une confirmation à la minute…!

Nous attendons plus d’une centaine de personnes…

Prochaine étape, préparer la vidéo
Nous y travaillons déjà depuis un moment, testant les logiciels jusqu’aux petites heures du matin, sélectionnant les photos et  élaborant les textes. (Et profitant de l’instant pour être première à lire Papistache…)

Mon souhait
J’aimerais que cette soirée soit mémorable, qu’elle surprenne autant Patron que ses invités. J’espère que l’événement sera représentatif de Patron, de son humeur ti-garçon, de son esprit rassembleur, de sa facilité à entretenir des liens.

À l’image de sa persévérance et des efforts qu’il a fournis tout au long de sa carrière, je souhaite que notre party souligne de façon éloquente son apport pour l’organisation et sa contribution dans la réalisation individuelle de chacun.

Leur souhait
Usage oblige, certains voudraient bien que nous profitions du moment pour souligner ses petits travers et ses bévues.

Mal leur en prend, car amie-collègue est lionne, tout comme moi. Et amie-collègue aime Patron, comme moi. Quiconque connaît une lionne sait que pour aimer, elle a besoin d’admirer. Le piédestal, Unelionne connaît.

Son souhait
Vénéré par Seslionnes, Patron sera déçu s’il s’attend à des histoires de ratés.

Par contre, s’il espère être louangé, je jure qu’il sera servi…!


Suivi

31 mai 2009

Papistache, Val, amis, récapitulons.

Encore bébé lala sur le marché du travail, je n’avais qu’un soupçon d’idée de ce que pouvait signifier l’attribut «gestionnaire».

L’unique boss que j’avais eu nous laissait libres dans nos dossiers, n’assurait pas de suivi, ne questionnait jamais. J’interprétais son comportement comme étant un signe de confiance, alors qu’il s’agissait d’indifférence… ou de lassitude.

Ce boss ayant obtenu une promotion, je me suis retrouvée sous l’égide de Patron.

Ne voulant pas brusquer les choses, Patron a maintenu l’approche du boss précédent. Néanmoins, sachant qu’il n’agissait pas ainsi avec ses anciens employés,  j’ai pensé qu’il était indifférent à mon travail. Dans mon esprit, le déménagement du Centre de documentation en avait été la preuve irréfutable.

J’ai donc éclaté. Une crise de larmes en bonne et due forme, «je ne suis pas heureuse, et ça va mal, et Perroquète n’arrive pas à faire son travail, et je n’arrive pas à obtenir les rendez-vous avec les autres patrons parce que je ne suis qu’une simple technicienne, et bla blabla.» Unelionne rugissante, qui griffe et blesse au passage, qui grogne et immobilise dans son élan la nature environnante.

Ce qui a sauvé la mise?

Patron est sensible. Il arrive toujours à identifier les points fondamentaux d’un discours afin de bien cerner les besoins réels. Même lorsqu’il a comme interlocutrice une criseuse de larmes qui porte tous les maux de la Terre sur ses épaules.

Ainsi donc, après une autre discussion, sans larmes cette fois-ci, Patron a compris que je désirais un appui de sa part… Ce qu’il a fait, et n’a jamais cessé de faire depuis.

Maintenant, entre nous, le parfait bonheur!

Il souligne mes bons coups, me ramène à l’ordre lorsque je m’égare, me défend envers et contre tous. Sa seule demande : «je veux être au courant. Même si c’est une mauvaise nouvelle, je veux le savoir, et je pourrai répondre lorsque ça éclatera!»

De bébé lala, il m’a guidée jusqu’à mon adolescence du monde du travail. «Prends ta place, Lalionne. Identifie tes alliés. Contourne tes ennemis pour aller chercher l’allié qui est plus haut. Réponds à leur demande si c’est possible, mais n’hésite pas à mettre tes limites. Toujours, toujours, Keep it simple, stupid.»

Et maintenant que son départ à la retraite est imminent, il me regarde devenir adulte dans le monde du travail. «Lalionne, t’as plus besoin que je t’accompagne sur c’coup-là, hein? Lalionne, ça ne fait pas partie de tes dossier, mais j’aimerais bien avoir ton avis sur un de mes dossiers.»

Dernièrement, aux lignes ouvertes à la radio, la question était : «Quelle est la principale qualité d’un bon boss?»

Si j’avais appelé (chose que je ne ferais jamais!) ma réponse aurait été celle-ci : un bon boss est un Patron qui s’assume.

En regard de cette définition, mon patron est un EXCELLENT boss.

  • Patron assume les décisions qu’il prend, qu’elles aient un effet positif ou négatif sur notre moral.
  • Patron assume que son travail consiste aussi à gérer les effets  des ses décisions.
  • Patron assume le travail de ses employés et en répond devant la Direction.
  • Patron assume les décisions de la Direction et en répond devant ses employés.
  • Patron assume qu’il est un boss et qu’il doit gérer différentes personnalités.

Et, plus que tout, Patron assume qu’il joue un rôle important dans la vie de ses employés : celui de les aider à se réaliser.


Agenda

20 octobre 2008

Dans 5 ans, j’aimerais être propriétaire.

J’aimerais une petite maison, un peu vieillotte, préférablement un peu de guingois. Pas une affaire trop droite ni trop neuve, parce que j’aurais peur de la briser. Et puis, un plancher croche m’aiderait à voir le monde plus droit, s’il m’arrivait de me tenir croche. Et avouons-le, comme il n’y aura pas de tapis, ce sera moins long pour passer le balai : la poussière se retrouvera toujours dans le même coin. Avec les balles des minous.

Oh! Pas un shack à tout réparer, mais quelque chose pour me tenir occupée.

Non, pas une maison trop carrée…

À tout prendre, j’aime mieux les losanges.

Sur mon terrain, il y aura des arbres pour observer les saisons. Pas trop de fleurs, parce que je n’ai pas le pouce vert et parce que Papistache demeure loin. Et il y aura une balançoire, et une table pour écrire, manger, lire, rêver. Avec un cabanon, pour ranger les vélos. Et idéalement, un garage pour jouer mécano avec Monlion.

J’habiterai une rue avec peu de circulation, où Tipiti pourra jouer sans que je ne passe mon temps à la fenêtre et où je ne serai pas anxieuse de prendre la route le matin.

Des fenêtres sur tous les côtés. Ou au moins 3 côtés. Et une vue sur le Majestueux. Mais pas trop près du Majestueux. Don’t mess with le Majestueux.

Pas de lave-vaisselle, pas d’aspirateur central. Peut-être un nouveau balai pour célébrer l’événement.

Un vieux bain, parce que les bains neufs sont maintenant coupés droit (coupés sport, les bains d’aujourd’hui), ce qui est la pire aberration depuis l’invention de l’aspirateur central. Le cou cassé, les pieds mal appuyés, comment voulez-vous qu’on y lise? Un bain au dos incliné. Un bossu.

J’hésite encore entre la 3e marche qui craque et la porte qui grince…