Du nouveau

10 juin 2009

L’histoire aura pris fin de la même façon qu’elle a débuté : “Dépêche-toi de descendre, Lalionne, le Big Boss [NDLR : le patron de Patron] s’écoute en ce moment discourir à propos du nouveau chef qui remplacera Patron.”

Toujours la même chose : Perroquète et moi sommes les deux seules employées de la direction qui ne travaillent pas au rez-de-chaussée. Résultat : le premier étage manque toujours les réunions.

Pourtant, ce serait facile : comme tout le monde est au rez-de-chausée, tout le monde est là, à portée de voix. Il ne suffirait que de penser aux deux seules personnes à convoquer. FACILE, non?

NON.

Soupir.

Et dire que l’organisation se targue d’avoir un programme extraordinaire de reconnaissance des employés. La reconnaissance d’un employé, ça commence par ne pas oublier qu’il existe!

Dépêche-toi, Lalionne!?

Oublie ça.

Qu’il sèche, le Big Boss du 4e étage, qui prend la peine de descendre de son 4e piédestal pour venir annoncer sa nouvelle, mais ne prend pas le temps de s’assurer que tout le monde est là.

De toute façon, fumeuse que je suis, j’étais déjà au courant du potin DEPUIS LA VEILLE.

Vive la clope.

J’ai même eu le temps de faire mes recherches sur Internet et cerner le profil du nouveau patron. Pas trouvé de photo, par contre.

J’ai donc pris tout mon temps.

Lorsque je suis arrivée, Big Boss terminait son discours, adossé au mur d’un air nonchalant. M’énerve depuis le début, la manie du grand flan mou du 4e de ne pas se tenir droit. “Les murs ont pas besoin de toi pour tenir debout”, que j’ai envie de lui dire. (Sinon, je ne le connais pas. Il est p’têtre ben gentil.)

Dommage, j’ai manqué l’annonce. Bouhouhou

Paraît que le nouveau patron est jeune. 41 ans, c’est jeune, pour diriger une équipe de 20 boomers!

Les trois jeunes de l’équipe, Germaine, Lamie et Lalionne (présente!) sont nerveuses : et si, début de la fin, le nouveau patron était beau? Cauchemar!

Unanimes, nous désirons qu’il soit laid. Trop difficile d’être à l’aise devant un beau mec.

(Lorsque j’ai décrit notre peur à Monlion, il ne comprenait pas. “Nous z’autres, les gars, c’est le contraire : on aime ça, quand la fille est belle. On devient juste un peu plus niaiseux.)


Mission impossible

13 octobre 2007

Un guide rédigé par un autre. On m’a demandé d’émettre mes commentaires sur son contenu.

Tant que ce guide ne portait pas de signature, mes conseils se limitaient à la simple compréhension.
- Logique?
- Oui, mais…
- Tu es trop pointilleuse, Lalionne!
- Mais tu voulais un guide «connaissances de base»! Autant le faire complet, non?
- Hmpf.

C’est que l’auteur accepte très mal les commentaires. J’ai l’impression de discuter avec Tipiti, chichis et rechichis : «C’est pas d’ma faute!!! C’est pas juste!»

Or, depuis la dernière version, les noms qui apparaîtront sur le guide sont ceux de Lalionne et de Germaine-la-capitaine. De part notre nature (elle, capitaine; moi, orgueilleuse), ni elle, ni moi, ne sommes prêtes à endosser ce document.

Et puis, vendredi pm, mon patron me demande de jeter un oeil à cette dernière version.

- Puis-je y apporter des modifications?
- Lalionne, dis-moi : ces modifications sont-elles à saveur sémantique?
- Patron… c’est bien mal me connaître que de penser le contraire! La sémantique est le piment de la vie!
- Alors, n’y touche pas, à moins que ce ne soit pour y apporter une valeur ajoutée à la compréhension du contenu.
- Tant mieux, l’envie n’y était pas de prendre mon week-end pour faire des modifications massives… (menteuse)
- Mais regarde-le tout de même, Lalionne.

[Traduction : travaille ce w-e, mais je ne veux pas que l'auteur en ait l'impression.]

Vendredi soir. Il pleut à boire debout, comme si la pluie voulait m’apporter des nouvelles de l’ami Papistache. Autant déboucher une bière (pschiiit) et plancher tout de suite.

Impossible!

Impossible, vous dis-je! Demander à Lalionne de réviser un texte sans en changer les tournures de phrases boîteuses, c’est lui demander de rugir sans crinière. Plus la boisson fait son effet, plus les phrases changent de tounure…

L’auteur de ce document doit être un ami de Fabienne Larouche, car il les prend par la main, il les prend par le coude… il les prend pour plus caves qu’ils ne le sont.

Oups! Si ce n’est du titre, le document ne ressemble plus à celui d’origine.
Caro, qui a déjà eu le malheur d’être ma partenaire de travaux écrits, se marre royalement.

Je reprends tout depuis le début, j’ouvre en lecture seule, cela m’empêchera de modifier…

Mais alors… À quoi (ou à qui) cela sert-il?

Travailler pour rien m’exaspère.


Les pratiques

30 septembre 2007

Quelles sont vos pratiques intimes?

(Et ici, je ne parle pas de sexualité, bande de caves!)

Quels sont vos petits rituels, quel est votre jardin secret, quelles sont les actions personnelles et privées, les pensées intérieures et profondes que vous ne partagez jamais, même dans l’intimité de votre couple?

Allez, intimés, racontez!

Germaine-la-capitaine m’a dévoilé la plus mignonne, la plus délicieuse des pratiques. Pourtant fort courant, l’entretien de son jardin rend Germaine-la-capitaine encore plus adorable grâce à son esprit fort germaine.

Comme plusieurs, Germaine-la-capitaine cultive son journal. Elle l’arrose, elle y pratique le désherbage, elle l’engraisse. Bref, la véritable petite fermière. En quoi vous me direz : «Qu’y a-t-il de particulier à cela?» Le particulier, c’est son principe de particulier, justement. Germain-copain-de-germaine connaît l’existence dudit journal, mais ne l’a jamais vu. Il ne sait pas où il se trouve, il n’a jamais vu Germaine-la-capitaine y inscrire ses pensées.

C’est que notre Germaine, comme en toute chose, PLANIFIE ses écrits. Elle traîne son journal au travail et profite d’un moment tranquille pour y consigner son esprit. Elle attend un moment où Germain n’y est pas pour sortir ou remettre son jardin secret des oubliettes. Sans nier son existence, elle cache cet élément personnel aux yeux de tous.

Voici, à mon avis, le véritable sens de l’expression «journal intime»!

La censure? Elle ne connaît pas!

Un véritable coup de barre pour nous tous, qui en sommes rendus à publier nos pensées sur nos blogues.


Bonne fête!

30 juillet 2007

Vieillir, c’est constater que nous aimons…

Le 27, je me suis levée SANS ÊTRE MARABOUT. J’ai regardé Monlion, et je me suis dit : «je l’aime». Je t’aime, Monlion.

Je suis allée me procurer du tabac. La jeune fille, de toute évidence plus jeune que moi, m’a demandé mes cartes. Aujourd’hui, tu peux me les demander tant que tu veux, ma belle… c’est signe que je ne vieillis pas! Je l’ai aimée ce court instant.

Je suis arrivée au travail, et dans le stationnement, mes collègues m’ont chanté «Joyeux anniversaire». Mes collègues sont gentils et je les aime.

J’ai mis sous tension ma bien-aimée machine, et j’ai lu les courriels de mes autres collègues. Ceux-là aussi, je les aime.

J’ai dîné avec Germaine la capitaine. Elle est hot, Germaine. Je l’aime!

J’ai répondu au téléphone pour le reste de la journée. Ma famille, je vous aime.

Le soir venu, j’ai quitté mon travail. Mes vacances, je vous aime.

J’ai rejoint avec Monlion (Je t’aime encore) mon Tipiti (Je t’aime), Ramama (Je t’aime encore), Boumba y Boumbette (Je vous aime), Caro (Je t’aime), et nous avons soupé au resto (mon bedon, je t’aime).

Enfin, j’ai lu mes mails outre-mer (Fraisinette, je t’aime), encore répondu au téléphone (mes amis, je vous aime).

Et puis…

J’ai fini la soirée exténuée, les jambes surélevées, parce que je faisais de la rétention d’eau.

On se fait «carter» au lever pour notre air de jeunesse; on se fait proposer une pilule au coucher pour notre air de vieillesse.

Vieillir, c’est constater que nous aimons… et que nous vieillissons.


Rallye Bistro 2007

23 mai 2007

equipetravail1.jpgL’événement de la saison au boulot : le rallye bistro! C’est à ce moment que l’on peut faire les fins finauds en étant «gorlots».

Le principe du rallye est fort simple : les équipes se présentent dans 4 bars différents, où ils ont 25 minutes pour boire une consommation et remplir un questionnaire portant sur des sujets variés. Un délai de 10 minutes est prévu entre chaque visite pour permettre aux équipes de se déplacer à pied d’un endroit à l’autre et répondre à un autre questionnaire, le «rallye pédestre».

L’aventure se termine dans un cinquième endroit, où les résultats sont compilés pour déterminer l’équipe la plus intelligente… ou la moins éméchée. Pour gagner, tout est permis, sauf le dictionnaire. La der des ders! Les réponses s’échangent à prix fort (surtout avec les économistes de la boîte), et fraterniser avec l’ennemi peut vous valoir le purgatoire infernal de votre équipe…classique2.jpg

Cette année, 140 personnes se sont inscrites au rallye. 3 jours après le début des inscriptions, l’accès devenait déjà limité. C’est que l’ON veut prouver que l’on n’est pas un con! Les malchanceux ont tenté de soudoyer, de louvoyer… rien à faire. Coûte que coûte, on tient à sa place!

Parmi les grands absents, signalons notamment Gaétan, notre idole. (Pour mieux connaître Gaétan) Toutefois, en mal de lui, les participants levaient volontiers leur verre à sa santé, plutôt mille fois qu’une :

«- Gaétan?
- …
- Gaétan qui?
- Gaétan, là! Tsé, GAÉTAN!
- …
- …
- Ahhhh Gaétan!
- À Gaétan!
- À Gaééééétan!!!!!»

Mon équipe, uniquement composée de femmes et gérée par Germaine la capitaine, a terminé en cinquième position (sur environ 30 équipes). Position honorable, m’est avis, si l’on tient compte de l’énorme prune sur mon genou droit et sur l’état «prune asséchée» de mon cerveau ce matin.

 La cote du Rallye Bistro 2007 : 9/10