La vérité

19 octobre 2009

La vérité, c’est qu’un jour, j’ai commencé à regarder la télé.

Depuis, je n’arrive plus à imaginer, ni à écrire.

Abrutie.

Je fais mes entrées dans la bande de caves.

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Ce billet avait été écrit avant les deux commentaires à mon billet intitulé «26».

Le fait est que j’aimerais écrire plus souvent, mais je ne trouve qu’à râler…

À preuve, tous mes derniers billets comportent le mot-clé «bande de caves»!

Or, si les critiques me font généralement sourire, les râleurs qui en font un mode de vie me lèvent le coeur. Du coup, avant de m’auto-vomir à tous les matins, j’ai choisi de me taire, le temps que les choses se placent.

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(La vraie vérité, mes amis, est que

je suis une mauvaise blogueuse qui billète sporadiquement,

une mauvaise amie qui disparaît sans laisser d’adresse pendant les 6 mois de au-l’armée,

et une mauvaise attendeuse qui oublie de faire le décompte une semaine sur deux.)


Contraintes

7 juillet 2009

En réponse à mon billet “Rien”, sauveteur des opprimés des blogues (et à présent des blogueurs en manque d’inspiration), ce cher Papistache m’a proposé d’écrire avec des contraintes.

Cet après-midi, j’ai suivi son conseil.

Grandes retrouvailles musicales pour Monlion, je me suis retrouvée avec un groupe de musique qui jammait au salon.

Afin de bien brasser les souvenirs, les albums de ce groupe défunt jouaient en sourdine.

Mise en scène: un batteur, un guitariste, un bassiste, 2 amplis, des colonnes de son qui crachent les efforts présents des musiciens et d’autres colonnes de son pour fournir la trame de fond.

Quelques notes manquées, commentaires de l’un, quelques notes anciennes, bientôt rejointes par celles du membre perdu qui vient de retrouver le rythme, rire, commentaire, oh non, je l’ai encore manqué!, notes anciennes.

En bonne épouse, j’ai gentiment cédé le plancher et me suis auto-rétrogradée au coin Nord-Est de la cuisine, sur une chaise droite qui, bien qu’à la bonne hauteur pour manger, était bien trop basse pour écrire sur le clavier non-incliné du vieux portable.

Les coudes surélevés, l’air d’un bucheron prêt à bouffer la cabane à sucre au complet en rigodonnant, j’ai attendu.

L’inspiration.

Papistache, la contrainte ne me va pas si bien!


Rien

4 juillet 2009

Assise devant l’écran.

10, puis 15 minutes passent. Rien.

Je me lève, je tourne en rond comme Unelionne dans sa cage. C’est vide, vide, vide! Tout manque. Je ne me demande pas pourquoi, parce que RIEN.

Je retourne m’asseoir, me relève, puis vide le lave-vaisselle.

Rien.

Je range tous les menus objets qui traînent sur le comptoir.

Toujours rien.

À part l’idée que rien de rien ne vient.

Lewis, le copain de Monlion, me regarde frotter. Dans sa famille, “une bonn’femme qui frotte, c’est mauvais présage.”

Un petit coup de balai, je commence par la cuisine. Comme rien ne vient non plus, je poursuis ma route…

Tiens, il y a beaucoup de poussière sous le micro-ondes!

Mais ce n’est rien.

Une petite brassée, peut-être?

Après le troisième coup de coude de Lewis, rien ne va plus. Par instinct de survie, Monlion me demande :”Ça va, Mabellelionned’amour? Il se passe quelque chose?”

Je souris, mais ne réponds rien.

Rien.
Y s’passe rien.
ARDGIEN.

Coup de coude. Monlion se tient les côtes.

- Tu es fâchée? On a dit quelque chose qui t’a froissée?
- Pourquoi? Pourquoi tu dis ça? Parce que je sors le fer à repasser?
- Pour rien…

Je range le fer sans avoir repassé.

Coup de coude.

- Malionne, peux-tu venir à ma rescousse? Lewis va me casser une côte.
- Oh!
- ah.
- Il n’y a rien, Lewis.
- Ayoye! Malionne, SAUVE-MOI!
- Lewis, c’est juste que… je DOIS écrire.

Satisfait de l’explication, Monlion regarde Lewis d’un air suffisant. “Je te l’avais dit, qu’il n’y avait rien! Malionne a besoin d’écrire, et c’est TOUT.”

En bon copain, Lewis soulève les épaules et se concentre sur son jeu vidéo.


Je pense

6 mai 2009

Mini chat miaule sans arrêt dans l’espoir de se reproduire. C’est le printemps pour elle aussi.

Sonpére aime son travail et trouve le temps de nous écrire. Ça me rassure.

J’ai fait des muffins et de la compote de pommes. Ne manquaient que des tartes sur le comptoir pour que le portrait soit parfait, mais j’ai préféré aller m’étendre sous mon véhicule pour zigoner mes freins.

La plante de Sonpére est encore en vie, mais elle a le caquet bas. J’ai tout de même le goût de planter quelques fleurs dehors. Le Bon Dieu s’en occuperait avec moi.

Tipiti soupire d’aise dans son lit, j’ai hâte d’aller rejoindre Sherlock Holmes.

Je n’ai pas fait la vaisselle, mais personne ne le sait.

Bientôt 2 ans d’amour léonin.

J’écris à nouveau.

Je pense qu’on peut dire que tout va bien.


Calepin

1 mai 2009

Dans mon sac, je traîne toujours un petit, mini, micro calepin. (Mes hommages à un grand ami qui, s’il lisait Lalionne, se reconnaîtrait dans cette pratique suggérée.)

Un calepin Bob l’éponge. (Idem à l’ami.)

Chaque page de Bob peut contenir environ 15 mots. Et je n’écris pas gros.

120 pages de Bob recueillant, tel une éponge, mes idées, mes réflexions, mes questionnements ou des expressions entendues qui m’ont fait rigoler.

Aujourd’hui, noté dans mon calepin :

Qui d’autre a déjà rêvé (rêve dodo) qu’il combattait aux côtés de Gimli et Legolas?