À chacun sa routine

28 mai 2009

Aux environs de 20h00, c’est mon heure!

Je prépare du café.

La cafetière est devant la fenêtre.

Lundi, 19h53, il a fait le ménage de son 4*4 noir.

Mardi, 20h04, il a préparé le vélo de sa fillette.

Mercredi, 20h26, il a ciré ses bottes de au-l’armée.

Jeudi, 19h47, il a zigoné sous son 4*4 blanc.

Note à moi-même : vérifier télé-horaire; enquête habitudes télévisuelles de madame; émission entre 19h30 et 20h30; quotidienne.


Un geste

19 mai 2009

Par un beau dimanche matin, chez Leslions.

«Bonjour Malionne! Je fais du café?»

Volontiers! Mon sourire répond mieux que mes mots, qui manquent invariablement à l’appel jusqu’au café.

D’un air concentré, Monlion verse l’eau dans la cafetière, dépose le café dans la petite boîte à l’avant et met la machine en marche en appuyant sur on/off. Je souris : Monlion a l’amour du travail bien fait, et chaque opération prend l’envergure d’un projet.

Une fois ses tâches complétées, Monbeaulion observe et écoute, les bras croisés. Le café coule. Il sourit.

Avec le sentiment du devoir accompli, son torse bombé le précédant dans sa marche royale, il va à la douche.

Je me cale dans ma chaise préférée et observe par la fenêtre l’un des trois félins Monlionesques, qui interprète à cet instant le rôle de la gargouille sur un garde-fou. (Quoi? Vous ne pensiez tout de même pas qu’Unlion adopterait des chiens?)

J’entends le café qui s’écoule goutte à goutte, promesse d’un moment peinard.

J’entends la douche qui chante, Monlion qui l’accompagne : «Ce soiiiiir, Sardaigne, j’ai soif…»

Lorsque le café est prêt, je me lève tranquillement, je prends délicatement ma tasse préférée dans l’armoire située à gauche de l’évier, je saisis la carafe de la main droite et je verse doucement la boisson chaude dans la tasse. Sans dégât. Une bonne journée.

Je retourne sur la chaise pour jouer à la gargouille qui observe une gargouille.

Une bonne journée, il n’y a pas d’erreur : je déguste ma boisson préférée, dans ma tasse préférée, assise sur ma chaise préférée. La gargouille fait toujours son travail. Pauvre minou à poil long, qui a subi la veille une tonte inégale de son beau pelage lustré. Il a l’air d’un lion.

Monlion!

Je me retourne sur ma chaise préférée (elle pivote!) : Monlion est là, debout, dans son coin préféré. Il boit son café dans sa tasse préférée, observant silencieusement un autre des trois félins.

J’accuse le coup.

JAMAIS, au grand jamais, je n’avais oublié de servir le café pour Monlion!

Pis encore, épouse indigne, je n’ai même pas songé à sortir sa tasse préférée de l’armoire située à gauche de l’évier!

Mon pauvre Lion! Il n’a même pas remarqué la catastrophe diplomatique qui vient de se produire dans sa propre cuisine…

Un jour ou l’autre, il faudra bien que je lui avoue.


Questions très importantes

13 décembre 2007

1. Dit-on «Garder le phare», ou «garder le fort»? J’ai cherché un peu partout! (vous savez, très chers, que je ne me contenterai pas d’un simple avis sur la question! Je veux des preuves…)

2. Lalionne est elle la seule à toujours renverser sa tasse de café dans les réunions importantes?

(oups! Un peu de café sur votre écran…)


Saleté d’automne

31 octobre 2007

Le froid s’installe…

Pour vous, en ce jour festif de bonbons, un conte de Noël que je tire de mes vieux récits et qui vous préparera à la magie des fêtes.

Le temps des fêtes, ça tire du jus.

C’est énergivore.

8h30 am. On frappe à la porte, j’ouvre. Les yeux mi-ouverts, j’observe sans rien dire la cousine d’en haut avec ses yeux mi-clos et ses rejetons envahir sans rien dire mon chez-moi. Cette belle visite aura certainement faim en aprèm, enwoéye le four à fond de train pour la dindoune.

Monte, descend, monte, descend… les 3 mômes s’en donnent à cœur joie dans le lit-terrain-de-jeux.

Caffffffféééé, je veux un café.

9h00. Je n’arrive pas à déterminer avec précision ce que fait cette pantoufle-rose-et-princesses dans mon sapin, mais pour sûr, Pikatchu n’a certainement pas besoin d’être réfrigéré tout près de mon carton de lait, et mes draps n’ont jamais fait office de chapiteau de cirque auparavant.

Monte, descend, monte, descend… les 3 mômes s’en donnent à cœur joie dans l’immeuble.

11h00. Pantoufle-rose-et-princesses est rejointe dans son épineux domaine par un bas-gris-Spiderman. L’ange, au sommet de cette pyramide épineuse, semble approuver le tout d’un air désinvolte. Bonne nouvelle, Pikatchu a tout de même repris le chemin de la chambre à coucher, accompagné de mon carton de lait qui désire voir du pays.

Alors, il vient, ce cafééééé? (Je suffoque)

12h00. Ils étaient trois, ils ne sont plus que deux. La troisième, elle est passée ousque???? Cherche. Monte, descend, monte, descend, les deux mauvaises mères s’en donnent à cœur joie dans le lit-terrain-de-jeux, puis dans l’immeuble, suivies de près par les deux petits.

L’enfant retrouvée (sous le chapiteau de cirque, avec mon carton de lait), un peu de musique s’impose. Ceci évidemment afin de mettre les enfants en sourdine.

12h30. Je n’ai toujours pas réussi à me rendre à la cafetière.

Café, café, café! (Je souffre)

Et puis, parce que les adultes en visite sont nécessiteux, la cousine d’en haut décide de se sécher les cheveux, chez moi d’en bas. 

Un enfant, c’est compétitif. Trois enfants, c’est une compétition. Si la musique les met en sourdine, le sèche-cheveux les éteint.

Enfants-rois jusqu’au bout, ils doivent reprendre le plancher! Allez, hop!, la télé dans le piton. Le chat, grimpé à la dernière branche du sapin (juste à côté de l’ange, qui semble maintenant à l’agonie avec sa tête qui pend dangereusement vers l’avant…), observe le tout de cet air niais que seul les chats maîtrisent avec art. Pantoufle-rose-et-princesses et bas-gris-Spiderman, filent le parfait bonheur dans leur nid d’amour.

Bon, une pause! Vite! Au café!

Empressement… (Je jubile)

Je verse l’eau, j’ajoute la dose recommandée (double dose), et puis… j’appuie sur mise en marche.

Poufff!

Plus de lumière!

Plus de lumière????

Bah, il y a pire : plus de four, plus de sèche-cheveux… Plus de cafetière!

Plus de cafetièèèèère. (Je meurs)

Plus rien, mais encore la télé.

Que le party continusse!

Toujours prévoyante, je n’ai évidemment pas de fusibles pour remplacer le fautif. Inverser, inverser… Il reste toujours bien deux fusibles sur trois qui fonctionnent, alors il faut établir les priorités :
- La télé ou le café?
- La bouffe dans le frigo ou la dinde dans le four?
- Le chapiteau ou le FRIGO?

«La télé! la télé! la télé!!!», de scander la gent enfantine… Et hop, les pancartes à slogan et le pied de grue devant la boîtes à fusibles : «so-so-so! so-li-da-rité! La télé pour les congés!»

Regard-sourcils-en-points d’interrogation de la part de la cousine. «Et le sèche-cheveux?», de crier en italique.

13h30. Les syndicats ont certainement du poids, mais une dictature parentale aussi. Leur confiance retrouvée, à l’instar des politiciens, les adultes tranchent. Accommodement raisonnable : la minorité parentale l’emporte.

Zzzioutgrrr.

Plus de télé, en un effet sonore (le zziout), accompagné de ce que l’on pourrait appeler un cri guttural (le grrr). Trois anges enfantins qui fulminent. L’ange du sapin désire changer de métier.

Fusibles inversés.

Mon café coule (fusible 2), la dindoune cuit (fusible 2), la cousine sèche (fusible 2)… et les enfants braillent (l’équivalent de 3 fusibles qui sautent en même temps).

14h00. Un ami m’a déjà dit que Noël sans neige, ce n’est pas la mer à boire.

Il n’a pas d’enfants.

Il n’a pas de cousine d’en haut qui a deux de ces petites bêtes et qui, de surcroît, préfère se sécher chez la cousine d’en bas.

Il n’a certainement jamais eu à choisir entre le café et la télé.

N’en déplaise à cet ami, il y a un Bon Dieu pour les mères ingrates… Dehors la marmaille! Dans la neige sanctifiée! Je-crois-en-Dieu-Seigneur-tout-puissant-créateur-du-ciel-et-de-la-neige. 

16h00. La chevelure de la cousine est-elle sèche ou archi-sèche?

Chose certaine, la dindoune oubliée au four est ultra-sèche.

 Jette la dinde, inverse les fusibles parce qu’il commence à faire noir, fait rentrer les flots (monte, descend, monte, descend), Caro arrive et met son ordi en marche.

Poufff!

Plus de lumière!

Plus de lumière????

Le temps des fêtes, ça tire du jus. C’est énergivore.


Histoire de bobettes – INTRODUCTION

19 juillet 2007

Ce midi, j’allais comme à tous les midis rencontrer ma meilleure amie pour lui raconter mes histoires salées en attente du retour de Coco.

Des histoires de sexe, j’en ai tant et si bien que ma meilleure amie sursaute et crachotte. Pourtant, elle en a entendu d’autres. Elle est habituée aux potins, aux baisers volés, aux commentaires grivois, et même, à la violence. Fine psychologue, la machine à café n’est certes pas ma meilleure amie exclusive…

Or, ce midi, je racontais une histoire de sexe sur un balcon lorsqu’un homme que je ne connais pas est arrivé derrière mon dos sans que je ne m’en apperçoive. «Snif, Snif, fit-il. Mademoiselle, je me présente : Monsieur Ixe, employé ici tout comme vous. Vous ne trouvez pas que ça sent…»

Gênée d’avoir été prise d’une part, en grande conversation avec une machine à café; d’autre part, en pleine exposition de mes activités intimes, je me suis sauvée sans le laisser terminer, évitant son regard appuyé. Arrivée à mon poste, je n’étais pas encore assise que je recevais un courriel de la part d’un collègue, MONSIEUR IXE.

L’objet du message : Attention… C’est chaud!
Les destinataires : L’ensemble des employés de l’édifice

Non!, ce n’est pas vrai! Vrai, vrai, vrai…

Est-on autorisé à dévoiler les histoires personnelles d’une employée par le biais de l’organe de communication de l’organisation? Vrai, vrai, vrai… N’a-t-on pas droit de raconter ses histoires à une machine à café sans qu’un employé se dépêche de l’annoncer par courriel à notre amoureux? (Et à l’ensemble des employés, tant qu’à faire…) J’osais à peine ouvrir le message!

Je l’ai pourtant ouvert. Monlion allait me tuer!!!!!

Ce qui était écrit est évidemment trop intime et descriptif pour être mentionné ouvertement sur mon blogue. Toutefois, pour ceux que la fin intéresse vraiment, et à qui j’accepte de la dévoiler, vous pouvez consulter l’article «Attention… C’est chaud!» publié aujourd’hui.  

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