Superficiel

16 juin 2009

Au parc.

Je rêvasse, ignorant mon nouveau livre déposé sur le banc.

Un jeune adulte détaille l’image figurant sur la couverture du bouquin : “EURK! Ça a donc ben l’air plate, ce livre-là!”

Je me retiens de lui dire qu’effectivement, il est d’un ennui mortel.

“C’est que, tu vois, moi je lis beaucoup, et là, je trouve que ton livre a l’air poche en maudit!”

(hahahaha un livre de poche… je me marre.)

- Mouais, et tu lis quoi?
- J’aime bien les Chevaliers d’Émeraude…
- Et Amos Daragon, j’imagine.
- OUAIIIIS! Je les ai tous lus!
- J’en étais certaine!
- Pis… C’est ça, tsé, ton livre, y m’inspire pas pantoute.

Mouais.

Mon pauvre petit coeur.

À 17 ans, lorsque l’on observe une belle jeune femme, on peut encore mettre en doute les arguments concernant la beauté intérieure…

… mais, vraiment, jouer les superficiels en observant la couverture d’un livre?


Bah!

25 mai 2009

Hier soir, j’ai regardé «Le diable s’habille en Prada» à TiViYa.

Comme toutes les filles de la planète lorsqu’elles regardent ce film, ça m’a donné envie de me pitouner un peu. Parce que parfois, rarement, secrètement, honteusement, j’aimerais bien être belle. Pas normale, du genre jolie ou correcte… Belle!

J’aimerais être belle, être féminine…

  • Être capable d’agencer deux vêtements sans qu’ils soient nécessairement de la même couleur pour ne pas me tromper. Monochrome.
  • Savoir mettre ces trucs de couleur sur les yeux sans avoir l’air d’une chanteuse des années 80 qui pousse la joke à bout.
  • Avoir envie de passer une heure chez le coiffeur, et ne pas en sortir avec l’air de Joan Jett.
  • Me décider à vivre ma première expérience chez l’esthéticienne et savoir ce qu’est un facial.
  • Prendre plus de temps que mon amoureux à me préparer pour une soirée.
  • Penser, au moins une fois dans la journée, à regarder l’état de la situation dans un miroir.

Vous voyez le genre?

Hier soir, on était dimanche, jour des possibles. C’était donc décidé : lundi matin, je me pitoune!

Ce matin, lundi, je me suis levée en retard parce que j’avais lu jusqu’à 3 heures du matin : adieu la crinière.  Sachant que j’irais au soccer extérieur à midi, j’ai reconsidéré l’idée de porter une jupe. J’ai envisagé l’idée de me maquiller pendant 3 secondes, mais bof, personne ne remarque jamais la différence. J’ai abandonné le projet des talons hauts et du beau sac à main qui ne tient que sur une épaule… C’est tellement encombrant lorsqu’on court dans les corridors du bureau!

Finalement, je me suis retrouvée assise à mon bureau, en jeans-t-shirt-espadrilles, pas maquillée et mal coiffée.

Monlion a été mon premier visiteur de la journée :

«Hellooooo, ma belle Poule!»

Tout torchon trouve vraiment sa guénille.


les Québécoises

12 mai 2009

Mythe québécois.

Il paraît que les étrangers (dans le sens d’hommes provenant d’un autre pays) disent que les Québécoises font partie de la catégorie plus belles femmes du monde :

«Y disent que les Québécoises sont belles. Y disent que les Québécoises sont les plus belles femmes du monde!»

Évidemment! Toutes les Québécoises aux côtés d’Angelina Jolie et J-Lo.

1. Jamais entendu un seul Québécois prononcer cette phrase.

2. Jamais entendu un seul étranger prononcer cette phrase.

3. Toujours entendu une Québécoise prononcer cette phrase.

Tradition orale purement québécoise. D’où provient-elle????

a) D’un groupe de féministes québécoises, période révolution tranquille, pour convaincre les femmes de brûler leur soutien-gorge sans remords;

b) De toutes ces femmes québécoises en mal d’amour, période «vacances à Cuba avec les copines», qui ont été séduites par un seul et même barman dénommé Carlos;

c) Des petites madames québécoises, toutes périodes confondues, qui s’ennuient Au l’armée et piétinent depuis toujours le carré de gazon en discutant couches-culottes .