La vérité

19 octobre 2009

La vérité, c’est qu’un jour, j’ai commencé à regarder la télé.

Depuis, je n’arrive plus à imaginer, ni à écrire.

Abrutie.

Je fais mes entrées dans la bande de caves.

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Ce billet avait été écrit avant les deux commentaires à mon billet intitulé «26».

Le fait est que j’aimerais écrire plus souvent, mais je ne trouve qu’à râler…

À preuve, tous mes derniers billets comportent le mot-clé «bande de caves»!

Or, si les critiques me font généralement sourire, les râleurs qui en font un mode de vie me lèvent le coeur. Du coup, avant de m’auto-vomir à tous les matins, j’ai choisi de me taire, le temps que les choses se placent.

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(La vraie vérité, mes amis, est que

je suis une mauvaise blogueuse qui billète sporadiquement,

une mauvaise amie qui disparaît sans laisser d’adresse pendant les 6 mois de au-l’armée,

et une mauvaise attendeuse qui oublie de faire le décompte une semaine sur deux.)


Larmes

28 juin 2009

Sonpére est de retour… pour des vacances de 3 semaines.

Une amie de Sonpére m’a dit qu’elle partirait probablement pendant l’été pour remplacer les militaires en congé…

Vous saviez, vous, qu’à l’instar de toute administration qui se respecte, au-l’armée s’assure de remplacer les vacanciers?

Sonpére de retour, j’ai quitté mon enclos. Petit choc nerveux.

Larmes de joie de revoir Sonpére,
Larmes de tristesse de quitter mon Tipiti après 2 mois d’un-par-dessus-l’autre,
Larmes de soulagement de voir mon Tipiti retrouver Sonpére,
Larmes d’inquiétude de les imaginer renouer contact,
Larmes d’abandon dans les bras de Monlion…

Des larmes pour 2 mois.

J’en retiens quelques-unes… pour le prochain départ.


Billet ouvert à La Chèvre

20 juin 2009

Martin Petit, humoriste québécois, commente à sa façon bien personnelle le récent décès d’un membre de Au-l’armée.

En réaction à ce billet, La Chèvre a pondu une réponse qui m’a fait bondir, et que je commente ici.

Après avoir critiqué une vache,
voici maintenant mon état d’esprit face à
La Chèvre

(Avant-propos : Malgré le fait que Sonpére soit militaire, je ne suis pas en faveur de la guerre, ni totalement chaude à l’idée qu’il soit membre de Au-l’armée. Il le sait.

Le lecteur est donc prié de ne pas confondre mes opinions concernant la guerre et/ou l’armée avec celle présentée dans le présent billet ouvert, qui se veut une réponse au commentaire de La Chèvre sur l’ignorance des soldats. )

“On envoie de jeunes hommes et de jeunes femmes combattre pour des motifs souvent cachés. Ces jeunes, ont-ils des connaissances en science politique, en politique internationale, en relation internationale, en culture religieuse, etc? Bien sûr que non.”

BIEN SÛR QUE NON???!!! Qui es-tu, La Chèvre, pour affirmer que tous les membres de Au-l’armée sont ignares? Toi-même, La Chèvre, possèdes-tu toutes ces connaissances?  Permets-moi d’en douter, puisque tu adhères si aisément au vieux cliché du militaire épais!

Soyons bons joueurs et admettons que La Chèvre possède TOUTES les connaissances du monde.

Et bien quoi?

À quoi servent toutes les connaissances de Notre Chèvre devant des “motifs cachés”?

“Ils ne connaissent que ce que l’armée et ses dirigeants veulent bien leur dire. Ils vont combattre en ayant une conception de l’ennemi et de son territoire dictée par ceux qui décident qu’il y a un ennemi à combattre.”

Le militaire est épais, et en plus, il ne s’informe pas!?! Aveugle, sourd et muet…

Pauvre Chèvre, ces gens regardent les mêmes documentaires à la télé, étudient aux mêmes universités, ont les mêmes accès à Internet, lisent les mêmes journaux et les mêmes livres (et peut-être même plus) que toi!

Et tu sais quoi? Il y en a même qui arrivent à réfléchir, à avoir de l’initiative, à chercher, à analyser, à développer leurs propres opinions! Sensas, non?

“On envoie nos jeunes exécuter des tâches dont ils ne connaissent pas la véritable motivation, mais dont ils souffriront longtemps des horreurs quelles leur font vivre.”

Et toi, La Chèvre, tu la connais, la véritable motivation? As-tu découvert les motifs cachés?

Si, contrairement à eux, tu connaissais la véritable motivation et qu’elle faisait ton affaire? Si la véritable motivation t’était utile et te semblait, à toi La Chèvre, justifiée… À ce moment, accepterais-tu qu’ils souffrent pour toi?

Ces jeunes, comme tu les appelles, ont CHOISI d’être militaires. C’est leur métier.

En s’engageant, ils connaissaient les fortes probabilités qu’”on les envoie”. ON NE LES ENVOIE PAS : ils acceptent de partir, parce que c’est leur métier.

Que chacun pense ce qu’il veut, mais voici une vérité profonde : peu importe le métier qu’ils pratiquent au sein des Forces armées, fondamentalement, LA GUERRE, C’EST LEUR TRAVAIL!

Et, comme nous tous, ils sont fiers de leur métier.

Je ne connais pas les véritables motivations corporatives de mes patrons. Pourtant, je travaille.

Tu ne connais pas les véritables motivations politiques du député pour lequel tu votes. Pourtant, tu votes.

Lorsqu’elle a condamné Galilée et lui a fait renier ses convictions scientifiques, La congrégation du Saint-Office ne connaissait probablement pas les véritables motivations “religieuses” de l’Église chrétienne. “Et pourtant, elle tourne!”

Je suis d’humeur joyeuse, exagérons : “Les voies du Seigneur sont impénétrables.”

Pauvres prêtres! Quand on parle de ne pas connaître la véritable motivation…

“Entre un soldat recruté à la fin de son secondaire et un enfant-soldat dans un pays du tiers-monde, il n’y a pas tant de différence que cela, les deux étant victimes de décisions dont ils ne sont pas pleinement conscients, et incapables de comprendre les enjeux réels des situations dans lesquelles ils sont embarqués.”

tut tut tut.

Pas certaine que les militaires, qui se sont enrôlés sciemment, aimeraient  qu’on les considère comme des victimes. Ni qu’on les compare à des enfants-soldats du tiers monde : les enfants-soldats SONT embarqués; les soldats recrutés à la fin du secondaire SE sont embarqués. Différence majeure!

“INCAPABLES de comprendre les enjeux réels?” Ignares, qui ne s’informent pas, et… stupides?

Je suis pourtant certaine que plusieurs, si tu avais l’amabilité de partager ton immense savoir à ce sujet, seraient CAPABLES de comprendre les enjeux réels. Et ici, je parle autant des soldats adultes que des enfants-soldats.

Ah puis, j’ajoute ceci, La Chèvre : des deux catégories, il y en a une qui peut DÉBARQUER. Je te laisse trouver laquelle…

“Maudite guerre…”

Tu l’as dit.

“Maudite stupidité humaine…”

De qui tu parles, là?


in?-Gratitude

15 juin 2009

Ce n’est pas le nôtre.

“Salut, si tu regardes ou entends les nouvelles et que tu prends celle qui parle d’un Sonpére décédé en Afghanistan… Ce n’est pas le nôtre.”

“Je t’ai appelée avant que tu ne t’inquiètes : ce n’est pas le nôtre.”

Ce n’est pas le nôtre.

Mais  ça aurait pu l’être.

Certes, je me réjouis plus que tous les autres que Sonpére soit sain et sauf… Mais il y a tout de même une famille qui pleure son Sonpére.

Je suis de tout coeur avec eux.

Parce que eux, tous ces Sonpére, ces maris-de-Au-l’armée,
qu’ils proviennent de n’importe où ou de nulle part;
qu’ils soient de notre côté ou du leur… ou d’un autre;
Tous, sont un peu les nôtres.

Ce n’est pas “le nôtre”,
Mais ce n’est pas “un autre”.


Pffft

9 juin 2009

Une des tites-madames de Au-l’armée est vraiment vache.

(C’est la plus vache d’entre toutes.)

Une top vache, de qualité supérieure, qui mériterait tous les honneurs à la foire régionale et sa photo dans le journal agricole local : “Une grosse vache du coin mérite la palme des vaches.”

(Hors calibre.)

“J’aimerais remercier ma mère, qui m’a mise bas au monde et qui a fait de moi la pire vache que Au-l’armée ait jamais cernée dans un enclos à tites-madames qui broutent le carré de gazon.”

C’te vache, elle me regarde avec son air-de-boeuf-point-com et ne me sourit JAMAIS en retour des sourires que je lui lance. Pire, souvent, elle rit aux éclats, tourne ses yeux vers moi et cesse brusquement de rire. Sa bouche redescend en une ligne bien mince et définie. Le coup de grasse: la grosse me tourne le dos.

(Pfft. GROS CUL D’VACHE !)

J’avoue n’avoir jamais fait cet effet à quiconque, même à un ex! Ça me fait tout drôle…

(Mais au moins, détester cette grosse vache occupe mes soirées.)

Règle générale, les autres tites-madames sont plus hypocrites. Lorsque je les rencontre seules, elle sont plus gênées (ou moins?) et me font ce sourire, demi-sourire plutôt, crispé qui veut dire bonjour : les lèvres pincées aux commissures légèrement soulevées, mais pas suffisamment pour que les yeux sourient ou que les joues se se remplissent.

Néanmoins, elles ont la politesse de signifier qu’elles m’ont vue!

(Moi je dis que cette saleté de vache qui rumine leur a monté la tête.)

J’ai pensé mettre une pancarte sur la porte arrière, celle qui donne sur l’enclos. Une image de grosse vache qui fait “mouheuh” et qui a le regard vide à machouiller un brin d’herbe du carré de gazon.

Avec un signe d’interdit, un gros rond rouge avec la barre au milieu.

(Sur fond blanc.)

Et puis, elle est tellement vache qu’il vaut mieux ajouter l’inscription : “Interdit aux grosses vaches hors calibre.”

(Arial, Gras, 42 points)

Ce soir, donc, je fumais peinarde à l’avant de la maison, là où je n’ai pas à endurer sa face de ruminant, lorsqu’elle est passée.

Elle vient de vêler, la vache, et elle portait donc son veau en sac-porte-bébé.

Et comme tout ce qui mange chie, dixit Ti-Brin, elle transportait une lourde poubelle vers le dépôt.

Son veau braillait à tout rompre, elle peinait à avancer.

J’ai eu pitié.

(Pauvre femme.)

Parce que, potineuse malgré l’ostracisme, je sais que son époux est parti au même endroit que Sonpére.

Pauvre femme, qui doit tout faire seule, le bébé et les poubelles en bandoulière… Tipiti pourrait lui donner un coup de main? Il sait maintenant tondre la pelouse et il pourrait l’aider pour d’autres petites tâches?

(hmmm)

hmmmMeuuuh

Meuhhhh

Elle passe, me regarde, me fait le plus bel air de vache qu’elle n’ait jamais produit.

Meuuuuuuh

Meuh non! Oublie ça, grosse vache! Démerde-toi avec tes emmerdes, parce que je t’emmerde maintenant plus que jamais!

Je vais même dire au monde entier, par le biais d’Internet, que tu es une maudite grosse vache d’air bête.

(Les écrits restent.)