Tipiti, parlant de son copain :
- Maman, je crois que Copain est pauvre…
- Ah oui? Et pourquoi dis-tu cela?
- Ben, d’abord, il porte des vêtements usagés, genre plein de trous.
- …
- Et quand on regarde son visage, on voit qu’il est triste.
Tipiti, parlant de son copain :
- Maman, je crois que Copain est pauvre…
- Ah oui? Et pourquoi dis-tu cela?
- Ben, d’abord, il porte des vêtements usagés, genre plein de trous.
- …
- Et quand on regarde son visage, on voit qu’il est triste.
La vérité, c’est qu’un jour, j’ai commencé à regarder la télé.
Depuis, je n’arrive plus à imaginer, ni à écrire.
Abrutie.
Je fais mes entrées dans la bande de caves.
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Ce billet avait été écrit avant les deux commentaires à mon billet intitulé «26».
Le fait est que j’aimerais écrire plus souvent, mais je ne trouve qu’à râler…
À preuve, tous mes derniers billets comportent le mot-clé «bande de caves»!
Or, si les critiques me font généralement sourire, les râleurs qui en font un mode de vie me lèvent le coeur. Du coup, avant de m’auto-vomir à tous les matins, j’ai choisi de me taire, le temps que les choses se placent.
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(La vraie vérité, mes amis, est que
je suis une mauvaise blogueuse qui billète sporadiquement,
une mauvaise amie qui disparaît sans laisser d’adresse pendant les 6 mois de au-l’armée,
et une mauvaise attendeuse qui oublie de faire le décompte une semaine sur deux.)
Lorsque la conversation devient plus intime avec des connaissances ou des collègues, j’entends souvent le même commentaire à mon propos :
«C’est étrange, tu as un excellent jugement,
tu sembles avoir tous les outils…
mais je te sens si fragile!»
Fragiiiiile… Disent-ils, la voix plus douce, la main rassurante sur mon avant-bras, le regard doucereux et légèrement désapprobateur.
Bien qu’en temps normal j’apprécie beaucoup les gens gentils, je ressens un petit malaise lorsque cette situation se présente.
Est-ce une tare?
Si oui, nous sommes tous dans un beau pétrin! Car ces gens gentils qui me sentent si fragiiile, lorsqu’ils me parlent de leurs relations, de leur travail et de leur vie, finissent toujours par dévoiler qu’ils ont les mêmes inquiétudes que moi, qu’ils vivent les mêmes chagrins, qu’ils ressentent la même angoisse d’enfant que moi!
(La dernière en liste venait justement de me confier qu’elle consulte sa psy une fois par semaine… !)
Sont-ils moins honnêtes ?
Sont-ils moins sensibles,
moins à l’écoute de ce qu’ils ressentent vraiment?
À chaque fois qu’une personne «me sent fragile», j’aurais envie de lui crier :
«Ouais, fragile! Et toi, alors?
As-tu regardé les yeux
qui te regardent dans le miroir?
Il paraît qu’ils sont le miroir de l’âme! »
Je me demande tout de même pourquoi cette remarque.
Pourquoi «fragile»?
Parce que je pleure lorsque j’ai de la peine, parce que je suis toute chamboulée lorsqu’un ami est fâché, parce que j’angoisse de me planter en discourant devant un public averti? Parce que j’ai parfois peur de déplaire?
Est-ce parce que j’avoue ouvertement mes faiblesses?
Devrais-je me taire et jouer les femmes fortes?
Jouer à l’adulte qui ne ressent plus rien?
JAMAIS! À mon corps défendant! Je vous montrerai ma rigidité à demeurer fragile! Et que celui qui n’a jamais péché me lance la première pierre!
Allez!
QUI n’est pas fragile?
Nommez-vous!
Honnêtement, au-delà des faire-semblant, qui souhaite se faire insulter? Qui souhaite être rejeté? Qui souhaite être violenté? Qui souhaite vivre des malheurs, ressentir la douleur? Qui ne rêve qu’à pleurer?
Qui veut une claque?
La main de fer dans un gant de velours, le dur au coeur tendre, la paix dans le monde, zéro pauvreté, une planète protégée…
Ne souhaitons-nous pas tous être manipulés avec soin?
En tout cas, moi, si!
De l’amour, des câlins, des bisous, des colleux, des «je t’aime», des «allo, ça va?» et des tout-ce-que-vous-voudrez-de-gentil-d’attentionné-et-de-respectueux… plein la brouette! Un 10 roues! Une vie!
JE SUIS FRAGILE, ALORS SOYEZ GENTILS!
Fragile… hmpf.
Mini chat miaule sans arrêt dans l’espoir de se reproduire. C’est le printemps pour elle aussi.
Sonpére aime son travail et trouve le temps de nous écrire. Ça me rassure.
J’ai fait des muffins et de la compote de pommes. Ne manquaient que des tartes sur le comptoir pour que le portrait soit parfait, mais j’ai préféré aller m’étendre sous mon véhicule pour zigoner mes freins.
La plante de Sonpére est encore en vie, mais elle a le caquet bas. J’ai tout de même le goût de planter quelques fleurs dehors. Le Bon Dieu s’en occuperait avec moi.
Tipiti soupire d’aise dans son lit, j’ai hâte d’aller rejoindre Sherlock Holmes.
Je n’ai pas fait la vaisselle, mais personne ne le sait.
Bientôt 2 ans d’amour léonin.
J’écris à nouveau.
Je pense qu’on peut dire que tout va bien.