Le deuxième jour, c’est un Tipiti inquiet qui s’est présenté au camp sports.
Ne pas l’alarmer, ne pas l’inquiéter davantage : «Alors, mon Tipiti, tu es prêt pour une autre journée?»
Sourire hésitant.
Encore une fois, j’ai attendu le début des activités avant de quitter, pensant que lors des activités supervisées, il aurait la paix. Le méchant, il est dans le groupe de 12-17 ans, non?
Espèce de méchant de 12-17 ans!
Hmpff. Un groupe de 8-11 ans, l’avais-je oublié?
11 ans.
11 ans, et gros comme une armoire à glace. Deux Tipitis de 8 ans entrent en entier dans ce grand de 11 ans, ce Olivier…
Ce Olivier qui, du haut de ses 11 ans, a vite compris que les moniteurs de sévissaient pas.
Qui a également compris qu’en tapant sur les petits, il aurait le contrôle.
… même, qui a compris que les petits qui avaient été épargnés le premier jour se rallieraient à lui, par peur des représailles.
11 ans, dans ce groupe, c’est la loi du plus gros singe.
Ce deuxième jour, en bon fils de fonctionnaire et pacifique déclaré,Tipiti a (encore!) suivi les étapes de la gestion de conflits :
1. Discuter avec la personne
Aucun résultat.
2. En parler aux autorités
Sa monitrice lui a répondu d’ignorer les remarques des autres et a dit aux petits garnements d’arrêter.
Ce deuxième-soir-là, Tipiti ne m’a pas raconté ce qu’il avait enduré. Était-ce pour ne pas m’inquiéter outre mesure? Était-ce un moyen de défense personnel?
En fait, je crois bien qu’il s’agissait d’espoir.
Un satané foutu gros espoir : vers la fin de cette deuixième journée, le p’tit-gros-singe ne sentait pas bien. Il avait mal au ventre. Il est allé à l’infirmerie, puis a quitté en avance.
HAHAHAHAHAHA!
Aucune pitié!
Qu’il paie, le p’tit gros! S’il ne se sent pas bien; ça nous fait nous sentir mieux. Son mal de ventre dénoue notre ventre!
Tipiti croyait que le p’tit gros ne serait pas là au troisième jour, moi aussi.
La liberté pointait.
Publié par Lalionne
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