Elle a 22 ans.
Elle relate ses soirées endiablées, ses rencontres, ses nuits complètes de sexe …
Elle a l’assurance de la jeunesse, elle sait qu’elle plaît, elle sait ce qu’elle veut. Elle sait.
Une belle période d’insouciance, celle où la jeune fille croit que la chanson Dancing Queen a été jouée spécialement pour elle dans ce bar où elle dansait… (je sais, mon exemple est démodé)
En la lisant pour la première fois, je sens la jalousie qui pointe : quelle jeune femme libre et confiante!
Je n’ai jamais eu cette confiance qu’elle a, je ne me suis jamais sentie aussi libre, mais j’ai déjà été un peu elle. Je crois même maintenant me souvenir de prénoms masculins qu’elle avait volontairement oubliés.
Mais j’étais plus jeune. Et je ne bloguais pas.
À son âge, j’en avais assez des virées dans les bars et je n’aspirais plus qu’à une chose : me reposer. À 22 ans, ma virée s’est faite à l’hosto. Je me sentais tellement vieille, j’étais si fatiguée! À 22 ans, je suis morte un peu. Elle est morte.
Mais à 22 ans…
À 22 ans, ma vie a changé de cap : je suis devenue enceinte jusqu’aux oreilles!
Depuis, je rajeunis.
Maintenant que mon 31e anniversaire arrive à grands pas, ça sent le shortcake aux fraises et le ballon prisonnier, et je ne suis plus fatiguée. Je vis.
Je me sens maintenant tellement jeune, plus jeune qu’à 22 ans.
A. Je n’ai pas 22 ans, DONC je ne relate pas mes activités nocturnes sur mon blogue.
B. Je n’ai pas 22 ans, CAR je ne relate pas mes activités nocturnes sur mon blogue.
C. Je n’ai pas 22 ans ET je ne relate pas mes activités nocturnes sur mon blogue.
Je n’ai plus 22 ans, et c’est tant mieux : à 22 ans, j’étais tellement vieille…
Maintenant que c’est clair, je retourne sans jalousie lire ses billets.