Contraintes

En réponse à mon billet “Rien”, sauveteur des opprimés des blogues (et à présent des blogueurs en manque d’inspiration), ce cher Papistache m’a proposé d’écrire avec des contraintes.

Cet après-midi, j’ai suivi son conseil.

Grandes retrouvailles musicales pour Monlion, je me suis retrouvée avec un groupe de musique qui jammait au salon.

Afin de bien brasser les souvenirs, les albums de ce groupe défunt jouaient en sourdine.

Mise en scène: un batteur, un guitariste, un bassiste, 2 amplis, des colonnes de son qui crachent les efforts présents des musiciens et d’autres colonnes de son pour fournir la trame de fond.

Quelques notes manquées, commentaires de l’un, quelques notes anciennes, bientôt rejointes par celles du membre perdu qui vient de retrouver le rythme, rire, commentaire, oh non, je l’ai encore manqué!, notes anciennes.

En bonne épouse, j’ai gentiment cédé le plancher et me suis auto-rétrogradée au coin Nord-Est de la cuisine, sur une chaise droite qui, bien qu’à la bonne hauteur pour manger, était bien trop basse pour écrire sur le clavier non-incliné du vieux portable.

Les coudes surélevés, l’air d’un bucheron prêt à bouffer la cabane à sucre au complet en rigodonnant, j’ai attendu.

L’inspiration.

Papistache, la contrainte ne me va pas si bien!

5 réponses vers «Contraintes»

  1. papistache dit :

    Ah, malheureuse ! Pas le coin Nord-Est si les coudes sont surélevés ! Jamais ! Votre mère ne vous l’a donc jamais expliqué ?
    Tiens, réécrivez donc votre billet en n’utilisant aucune lettre contenant de hampe ni vers le haut ni vers le bas (ni b, d, f, g, h, j, k, l, p, q, t, y) conservez les lettres accentuées quand même.

    • Lalionne dit :

      J’ai essayé… je jure que j’ai essayé! Devant la complexité du travail à accomplir, j’ai laissé tomber : Au diable les contraintes!

  2. papistache dit :

    Mon ami, vois ma missive « rien » , un associé à moi, messie envers ces asservis en néo-mémoires aux normes neuves ( secours aussi aux écrivains sans verve ni rêves ni muses), ce vieux non-ennemi m’a soumis une crânerie : asservir mes maximes à ses vœux anormaux.

    Aux aurores, moi, vive carnassière, ai suivi son avis.

    Immense cérémonie en mesure avec mon mari, me voici avec un suave essaim, musicos amènes : on a envoyé sec en ma masure…

  3. papistache dit :

    Zut, j’ai laissé passer un “y”, mettre “remué” pour “envoyé”.

  4. Lalionne dit :

    Papistache, vous êtes trop fort!

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