Reflet

Lalionne a regardé Le Labyrinthe de Pan.

Plusieurs lui disaient depuis longtemps de le regarder, “vas-y, ça te ressemble tant!”, mais elle avait peur d’y voir ce que les autres y voyaient. Malgré l’orgueil léonin, Lalionne n’aime pas se regarder dans un miroir…

Rassemblant tout son courage, elle a tout de même regardé le film, effrayée par son propre reflet.

Coeur de pomme.

De l’autre côté du miroir, elle y a vu la cruauté du monde des adultes, les désirs inassouvis d’une enfant négligée et la peur, toujours, cette peur qui envahissait tout, même ses contes de fées.

Une réalité bien enfouie, loin dans ses souvenirs, dans le tiroir “Cauchemars, horreurs et autres pensées néfastes – NE PAS OUVRIR”, et qui d’un coup, a refait surface.

Ces gens qui me recommandent le film ne me connaissent qu’en tant qu’adulte. Qu’y reconnaissent-ils de moi? Je ne peux que présumer, mais je crois que c’est le côté “rêveur et conte de fées” du personnage principal.

Mais… Une adulte rêveuse qui croirait encore aux contes de fées? Oh là! Mais c’est vous, qui croyez aux contes de fées!

Le rêveur SAIT que les contes de fées n’existent pas. Sinon, pourquoi se réfugier dans les rêves?

Derrière chaque adulte qui vous semble avoir l’esprit trop rêveur se cache un enfant à qui on n’a pas laissé le temps de grandir…

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