Au printemps, une vedette québécoise annonçait la parution d’un livre qui relatait son histoire : elle est bipolaire.
Le lendemain, un collègue m’a dit : «Je crois que je suis bipolaire! Il paraît que t’es bipolaire… tu peux m’aider à déterminer si je le suis?»
Moi, bipolaire? Unelionne dans les montagnes russes? Papistache rirait bien!
Qui avait bien pu énoncer un tel diagnostic? Malgré mon interrogatoire, le collègue n’a jamais voulu répondre.
Histoire tombée dans l’oubli.
Jusqu’au départ de… vous devinez certainement!
Patron!
Évidemment, Patron étant le patron de mon collègue, ce dernier n’a jamais douté que cette affirmation pouvait être fausse : si le boss dit qu’unetelle est bipolaire, c’est qu’elle doit l’être!
À qui d’autre?
Qui, dans mon édifice, pense que je suis bipolaire parce que Patron said so?
Mon nouveau patron?
Le Big Boss?
Et si j’avais des désirs de progresser dans l’organisation? Qui voudrait d’une gestionnaire bipolaire?
Ordinaire.
(Imaginez si j’avais réellement été bipolaire!)
Le pire, c’est que même si je le vois, je ne pourrai jamais lui en parler… Je pognerais les nerfs et, du coup, il dirait : «je vous l’avais dit, qu’elle est bipolaire!»
Publié par Lalionne
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