Superficiel

Au parc.

Je rêvasse, ignorant mon nouveau livre déposé sur le banc.

Un jeune adulte détaille l’image figurant sur la couverture du bouquin : “EURK! Ça a donc ben l’air plate, ce livre-là!”

Je me retiens de lui dire qu’effectivement, il est d’un ennui mortel.

“C’est que, tu vois, moi je lis beaucoup, et là, je trouve que ton livre a l’air poche en maudit!”

(hahahaha un livre de poche… je me marre.)

- Mouais, et tu lis quoi?
- J’aime bien les Chevaliers d’Émeraude…
- Et Amos Daragon, j’imagine.
- OUAIIIIS! Je les ai tous lus!
- J’en étais certaine!
- Pis… C’est ça, tsé, ton livre, y m’inspire pas pantoute.

Mouais.

Mon pauvre petit coeur.

À 17 ans, lorsque l’on observe une belle jeune femme, on peut encore mettre en doute les arguments concernant la beauté intérieure…

… mais, vraiment, jouer les superficiels en observant la couverture d’un livre?

2 réponses vers «Superficiel»

  1. papistache dit :

    Ttttt, Lalionne, n’oubliez pas que le livre était abandonné au bout du banc… le jeune homme n’a-t-il pas plutôt voulu s’associer à votre désintérêt, le partager pour vous mieux connaitre ? Peut-être est-il moins léger que vous n’avez cru au premier abord et puis, à 17 ans, il lit… offrez-lui une seconde chance.

    • Lalionne dit :

      oh oh oh! Défendre les opprimés des blogues est devenu une habitude pour Papistache! hihihi

      Dans ce cas-ci, par contre, inutile de monter aux barricades: j’ai seulement eu envie de raconter. Peu importe ce qu’il lit, peu importe ce qu’il pense de ce que je lis… pour autant qu’il lise, je suis comblée!

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