Par un beau dimanche matin, chez Leslions.
«Bonjour Malionne! Je fais du café?»
Volontiers! Mon sourire répond mieux que mes mots, qui manquent invariablement à l’appel jusqu’au café.
D’un air concentré, Monlion verse l’eau dans la cafetière, dépose le café dans la petite boîte à l’avant et met la machine en marche en appuyant sur on/off. Je souris : Monlion a l’amour du travail bien fait, et chaque opération prend l’envergure d’un projet.
Une fois ses tâches complétées, Monbeaulion observe et écoute, les bras croisés. Le café coule. Il sourit.
Avec le sentiment du devoir accompli, son torse bombé le précédant dans sa marche royale, il va à la douche.
Je me cale dans ma chaise préférée et observe par la fenêtre l’un des trois félins Monlionesques, qui interprète à cet instant le rôle de la gargouille sur un garde-fou. (Quoi? Vous ne pensiez tout de même pas qu’Unlion adopterait des chiens?)
J’entends le café qui s’écoule goutte à goutte, promesse d’un moment peinard.
J’entends la douche qui chante, Monlion qui l’accompagne : «Ce soiiiiir, Sardaigne, j’ai soif…»
Lorsque le café est prêt, je me lève tranquillement, je prends délicatement ma tasse préférée dans l’armoire située à gauche de l’évier, je saisis la carafe de la main droite et je verse doucement la boisson chaude dans la tasse. Sans dégât. Une bonne journée.
Je retourne sur la chaise pour jouer à la gargouille qui observe une gargouille.
Une bonne journée, il n’y a pas d’erreur : je déguste ma boisson préférée, dans ma tasse préférée, assise sur ma chaise préférée. La gargouille fait toujours son travail. Pauvre minou à poil long, qui a subi la veille une tonte inégale de son beau pelage lustré. Il a l’air d’un lion.
Monlion!
Je me retourne sur ma chaise préférée (elle pivote!) : Monlion est là, debout, dans son coin préféré. Il boit son café dans sa tasse préférée, observant silencieusement un autre des trois félins.
J’accuse le coup.
JAMAIS, au grand jamais, je n’avais oublié de servir le café pour Monlion!
Pis encore, épouse indigne, je n’ai même pas songé à sortir sa tasse préférée de l’armoire située à gauche de l’évier!
Mon pauvre Lion! Il n’a même pas remarqué la catastrophe diplomatique qui vient de se produire dans sa propre cuisine…
Un jour ou l’autre, il faudra bien que je lui avoue.
20 mai 2009 à 01:52 |
Chez sympathique chez vous Lalionne et c’est gentil de nous inviter à entrer, non, non, ne vous déplacez pas, j’ai vu où était la bouilloire. Le thé ? dans le placard au dessus de l’évier ? Je ne prends pas de sucre.
Votre question chez moi ?
Peler les asperges ?
Comment dit-on chez vous ?
http://lesotlylaisse.canalblog.com/archives/2009/05/03/13596313.html
Ou est-ce que comme chez nous vous y liriez une association un brin grivoise ( les bêtisiers télé de fin d’année montrent régulièrement une scène où une brave dame, dans le cadre d’une émission culinaire, entreprend de démontrer la chose sous les gloussements de deux ou trois jeunes femmes émoustillées).
20 mai 2009 à 21:45 |
«On pèle les asperges pour enlever la partie filandreuse peu agréable en bouche»
Je ne parlerai pas pour l’ensemble du groupe de l’érable, mais par expérience chez plusieurs amis et quelques membres de ma famille, j’avoue très bien comprendre les propos de l’auteur concernant la «partie filandreuse peu agréable en bouche»!!! hihihi