Quels sont les sujets qui vous poussent inévitablement aux remords?
Pour ma part, parmi plusieurs, un sujet très sensible : Mon père. Non pas «Sonpére», mais «mon père», celui que je n’ai d’ailleurs jamais nommé ainsi.
Voilà bientôt 2 ans que je ne l’ai pas vu. Il n’est pas si loin, 3 heures de voiture tout au plus, et pourtant, je ne le vois jamais.
Oh! Il me parle parfois sur la messagerie instantanée, pour me dire dans quel pays il se trouve «par affaires»… Mais la relation père-fille, oublions ça. Lorsqu’il m’écrit, je coupe court, je fuis.
Je ne sais pas comment lui dire que je ne veux pas lui parler, que je n’en ai même pas envie. (En vie.) Remords.
Je n’ai jamais su lui dire que je lui en voulais. Que je lui en veux encore.Que j’ai faim, j’ai toujours faim, à cause de lui. Je n’ai pas su lui dire que je n’ai pas oublié ces jours où je mangeais les restes des assiettes des autres, vos assiettes, faute de mieux.
Je n’ai pas oublié mes mensonges aux autres pour le protéger, lui. Pour ne pas dire qu’il nous laissait sans bouffe pendant des semaines, pour ne pas dire que je détestais croquer vos maudits coeurs de pomme pour survivre.
Meuh non, Naphtaline, Natashquan, Merveille, je n’étais pas une passionnée des coeurs de pomme! J’étais seulement affamée…
boum-boum, boum-boum. Coeur de pomme en reste.
J’ai faim, j’ai toujours faim. J’ai peur d’en manquer.
J’ai parfois si peur d’en manquer, que je me prive pendant quelques jours.
Ne pas oublier la faim. Ne jamais oublier la faim. Si tu n’as pas de quoi manger, mords dans la vie, cela te nourrira l’esprit.
Toutefois, dites-moi, comment fait-on pour pardonner, lorsque l’on ne peut en parler? En parler! Il est si fier de dire que Boumba et moi sommes débrouillards. Il voit cette période comme une belle leçon de vie!
Re-mords dans la vie.
Vous voyez où je veux en venir? Comment pardonner à quelqu’un qui ne désire pas être pardonné, pour cause de relativité d’opinion sur la question?
Du coup, je l’évite.
Et je vis.
Remords inclus.
28 février 2008 à 03:54 |
Il est des choses qu’on ne peut pas pardonner.
Il faut vivre avec. Pourquoi toujours pardonner? est-ce qu’on se sentira mieux apres?
Et les remords… est-ce du au fait qu’il est ‘mal’ de ne pas supporter ses parents? De leur en vouloir? parce que les parents, c’est sacro-saint?
Si lui s’en fiche completement, pas la peine de se mettre martel en tete.
28 février 2008 à 16:07 |
Il n’a pas mauvaise conscience quand il pourrait l’avoir.
Du coup, parce qu’il faut bien que quelqu’un porte le poids des erreurs, vous vous sentez obligée de l’avoir mauvaise, la conscience.
Et si personne n’en voulait de ces remords ?
A qui cela ferait-il du tort ?
1 mars 2008 à 05:09 |
Pourquoi avoir des remords? Parce que tu ne sais pas oublier (pardonner) ce que ton “géniteur” était? Pour porter le nom de “père”, il faut le mériter… Tu dis avoir même menti pour le couvrir, tu n’as donc aucun reproche à te faire. maintenant, avec Boumba, il est temps de passer à autre chose. Re-mords dans la vie, avec tous ses petits bonheurs et essaye d’oublier le passé…
5 mars 2008 à 13:45 |
accepter que l’on ne peut pas pardonner c’est déjà un grand pas. il faut parfois savoir ses limites. xca m’est arrivé et monc ôté intégrité totale en a pris un coup.
5 mars 2008 à 19:04 |
beausoir la lionne
et ben je ne sais pas si mon premier mail est passé
alors je t’en refais un nouveau
moi qui me faisait une fête de retrouver tes mots
wouha ton article me remue
tu sais, il ne faut pas refaire le temps, et je pense que faire souffrir parc’quon a souffer n’est pas une bonne chose
ne cherche pas à refaire la vie que tu n’as pas eu, si cela ne peut pas ce faire
et bien tant pis, continues ton chemin et vis le bien, n’ai pas de remors d’aller bien….
par contre ce qui me surprend c’est que tu n’ais pas mis tes mots sur un papier ?
alllé courrage, continues ton chemin et ne te tracasses pas… un jour ça ira mieux
douce nuitée
rsylvie
10 mars 2008 à 21:12 |
@tous : bien sûr, vous avez raison… aux roses, les remords! Grâce au ciel, je n’ai pas cette humeur à tous les jours! Éphémères, ils sont déjà à l’article de la mort lorsqu’on les cueille…