ce billet est un test
Poème d’amour
20 novembre 2007Je suis en crise démonstrative.
Alors, poème d’amour pour Monlion… qui va comme je le suis.
Têtards dans la rivière
Ou french sur le divan
J’ai bien pris les devants
Tu m’as prise par derrière
C’était pas l’dos d’la cuillère
Parce que t’en as trois seulement
Mais celui de la tékaire
C’matin-là en se douchant
Bonheur, on t’aime toujours autant
Et l’été est hiver pourtant
Milla est toujours hors frontières
Le Président, c’est d’la p’tite bière
De Robert tu as mis les gants blancs
De Canac j’ai mis ceux d’ouvrière
Lektion dreizhen : «Je t’aime en allemand»
Bloguément tienne, Ich auch en binaire…
Le blogue en papier
19 novembre 2007Plus rien à dire, je n’ai plus rien à dire!
Il faut pourtant que je dise!
Dire… Dire?
Dare-dare, je me couche pour éviter le syndrome de l’écran blanc renouvelé.
Dure, dure réalité de tous les jours : plus rien à dire. Et si ça durait pour toujours?
… pour TOUJOURS?
La Der des ders! J’ai trouvé un agenda à la librairie, l’Agenda de l’apprenti écrivain, qui offre à tous les jours un exercice d’écriture. Véritable blogue en papier.
Voilà!
Vou-a-là!
Le seul problème, je n’arrive pas à me décider : commencer à quelle page?
La page Un impliquerait un Jour de l’an. Or, l’expression ne dit-elle pas que «nous arriverons tous à Noël en même temps?» Serai-je en avance sur la dinde, ou en retard pour le poisson d’avril? À moitié vide ou à moitié plein?
Cette question du temps me tue.
Le temps me tue… voilà qui est incontestable.
Plutôt 2 fois
13 novembre 2007Exemple 4 : la salle de bain
Jour 1. J’arrive du travail, je vais à la salle de bain : mon plafond coule. Je laisse un message au propriétaire.
Jour 2. Le lendemain, j’ai une note me disant que je ne peux pas utiliser la douche pour 3 jours.
Jours 3 à 5. 3 jours à réparer le plafond. Le concierge quitte, me disant qu’une couche de peinture reste à faire, que je peux bien la faire, non?
Si, je l’ai faite.
6e jour. Je repeins.
7e jour. Vous devinez. Le plafond recommence à couler. Je laisse un message au propriétaire.
Jour 8. Le lendemain, j’ai une note me disant que je ne peux pas utiliser la douche pour 3 jours.
Jours 9 à 11. 3 jours à re-réparer le plafond.
Jour 12. Je me lave.
(meuh non! je me suis lavée bien avant!)
Plutôt 2 fois
13 novembre 2007Exemple 3 : le stérilet
Une histoire qui date, mais qui met parfaitement en lumière ce que j’essaie de vous faire comprendre…
Il y a un petit bout en moi qui fait des siennes. Mon stérilet, je l’ai depuis 5 ans, et il est dû pour être changé. J’achète le nouveau stérilet (385$).
Mon médecin généraliste me dit : «Des fois, je suis capable d’enlever l’ancien et reposer le nouveau, mais cette fois-ci, il semble trop loin. Elle me réfère donc à un médecin généraliste, spécialiste dans la pose de stérilets. Un généraliste-spécialiste. Ahhh bon.
Elle me dit qu’il faut que j’aie mes règles pour procéder à l’opération. Lorsqu’elles débutent enfin, j’appelle la généraliste-spécialiste, qui m’ajoute à sa liste de patients pour la journée.
Je me pointe.
- Avez-vous vos règles?
- (Hargneuse) Ça ne paraît pas?
Je me couche sur la table, les fesses à l’air, les jambes dans les airs, tendue comme il n’est pas permis. Elle fouille. Ne trouve rien. Refouille. Toujours rien.
- Je n’arrive pas à voir! C’est que vous avez vos règles!
- JE LE SAIS!
Elle fouille, fouille, fouille… Mais ne trouve rien. «Je devrai vous référer à une spécialiste-spécialiste», dit-elle, en me donnant les coordonnées.
J’appelle le lendemain, toujours en état de règles avancées. Je parle à la réceptionniste, qui me donne un rendez-vous pour la semaine suivante.
- Ne faudrait-il pas que j’aie mes règles, par hasard?
- C’est au médecin de juger.
(De juger quoi? Juger de quoi? Que j’ai mes règles, ou que je dois avoir mes règles?)
La semaine suivante, je me présente chez la spécialiste-spécialiste. Elle entre dans la salle d’examen. Première question :
- Avez-vous vos règles?
- JUGEZ PAR VOUS-MÊME!
Ciboulette! Pas de règles, pas d’extraction du maudit stérilet. Pour me rassurer, elle me dit qu’elle fera une échographie pour voir s’il est toujours là. Je me couche sur la table, les fesses à l’air, les jambes dans les airs, tendue comme il n’est pas permis. Elle fouille.
- Oh! Le voilà!
Je regarde sur l’écran noir. (La dernière fois que j’ai regardé un tel écran noir, il y avait un tout petit bébé qui grandissait en moi.) Et oui! Brillant de tous ses feux (bling bling, éclatant), dans le plus haut de mon utérus, se trouvait mon stérilet!
- (Pleurnichant comme une nouvelle maman: ) J’en veux un deuxième!
Je me lève, elle me dit que la prochaine fois que j’aurai mes règles, je ne devrai pas me présenter à la clinique, mais à l’hôpital. Il est tellement haut, ce stérilet, qu’elle devra me geler les parties. Pardieu! Elle pourrait l’extraire par ma gorge que ce serait moins long!
Mes règles se présentent, j’en fais de même à l’hosto (coucou, la femme qui a ses règles!). La spécialiste-spécialiste entre et me demande si j’ai été fidèle.
- À qui?
- C’est parce que tes examens gynécologiques n’ont pas été effectués depuis plus d’un an. Es-tu certaine de ne pas avoir de maladies? Si je pose ton nouveau stérilet et que tu as une MTS, tu pourrais devenir stérile à vie. As-tu tes règles?
- Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii
Bon, moi, j’ai été fidèle à l’Économiste, qui n’était pas mon copain… Mais l’Économiste? Je n’en ai aucune idée! À tout le moins, elle décide de m’enlever le foutu vieux stérilet et de faire mes examens pour les MTS.
Je me couche sur la table, les fesses à l’air, les jambes dans les airs, tendue comme il n’est pas permis. Elle fouille. Elle me gèle, retire le stérilet et fait ses petits tests. Il faut bien que je me défende :
- On s’entend pour dire que même une femme qui est mariée depuis dix ans et qui a été fidèle ne peut pas être certaine que son mari l’a été?
- On s’entend.
- Pourquoi ne faites-vous pas les tests de façon automatique, alors?
- J’ai oublié.
- Et la généraliste-spécialiste?
- Elle aussi.
- Et la généraliste-généraliste?
- Il semble qu’elle ait aussi oublié.
La spécialiste-spécialiste me fout finalement une boîte de pilules anticonceptionnelles dans les mains afin de s’assurer que j’aie mes RÈGLES le mois suivant pour le rendez-vous qu’elle me donne.
Le mois passe. J’oublie de prendre ma pilule UNE SEULE fois.
- Bonjour, ici la secrétaire du médecin spécialiste-spécialiste. J’appelle pour confirmer le rendez-vous de demain. Avez-vous vos règles?
tsss
J’ai donc manqué mon rendez-vous. Un mois passe. Rendez-vous annuel avec mon médecin généraliste-généraliste. (Nous célébrons : la saga a un an! ti-ti-ti-tu-tu-tu-chapeaux-pointus-et-petits-clowns.) Je lui explique toute mon histoire. Elle se marre, se marre! Elle me dit d’en faire une nouvelle, que ce serait populaire. Va donc sur les roses : mon stérilet mérite un roman!
Je lui demande si elle a, à tout le moins, reçu les résultats de mes examens. Vous devinez! Aucune trace des examens! Je dois les refaire.
Je me couche sur la table, les fesses à l’air, les jambes dans les airs, tendue comme il n’est pas permis. Elle fouille.
À la fin de mon rendez-vous, elle m’explique qu’elle me réfère donc à un médecin généraliste, spécialiste dans la pose de stérilets. Un généraliste-spécialiste. Ahhh bon. Elle me dit qu’il faut que j’aie mes règles pour procéder à l’opération.
JE LE SAIS!
Craintive, il ma pris plusieurs mois avant d’y aller…
(Vous voulez savoir? Depuis sa pose, mon stérilet est très heureux. Il hormonise le tout, faisant de moi un fille aux gros seins une semaine par mois et créant un désert aride.)
Publié par Lalionne
Publié par Lalionne
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