Je reçois, à la petite semaine, au moins une invitation d’un ami à le rejoindre dans la grande communauté de Facebook.
J’ai toujours pensé que mes amis, les vrais, n’avaient pas besoin que l’on communique à chaque semaine pour savoir qu’ils étaient mes amis. Pensent-ils comme moi? Après validation auprès d’eux, je vous dis ceci : mes amis, mes vrais, pensent comme moi.
Mondialisation oblige, il semble que la folie se généralise : sois mon ami(e), je te partagerai tous mes amis, qui te partageront les leurs… exponentiellement. Et partage-moi les tiens en retour.
Viande! Je sais que je manque de temps, que je ne vous appelle pas assez souvent, que nous ne nous voyons presque plus… Mais, mes très dispendieux amis, n’allez pas vous imaginer que Facebook nous donnera plus de temps pour le faire!
Au contraire, la gestion de nos contacts personnels et de notre inscription risque fort de réduire nos probabilités de nous voir de visu, de réduire notre capacité à quitter l’écran plat et de faciliter le courriel mensuel où l’on oublie ce que l’autre avait raconté le mois d’avant.
Je ne veux pas trouver le lien qui m’unit à cette personne qui est devenue votre amie Facebook parce que vous avez couché en 1987 avec la cousine de la meilleure amie d’une fille avec laquelle elle partageait son pouding en première année primaire…
Vous trouvez que «le monde est donc petit!»?
À 7 connaissances du Pape?
I don’t care!
Avouez-le, vous ne rencontrerez jamais cette personne. Avouez-le, vous avez même de la difficulté à vous motiver à rencontrer la «meilleure amie du secondaire 1» de votre propre amoureux(se).
Avons-nous réellement besoin de Facebook pour l’amitié? À moins que l’objectif ne soit une amité purement virtuelle, j’ose espérer que non!
Publié par Lalionne