Saleté d’automne

31 octobre 2007

Le froid s’installe…

Pour vous, en ce jour festif de bonbons, un conte de Noël que je tire de mes vieux récits et qui vous préparera à la magie des fêtes.

Le temps des fêtes, ça tire du jus.

C’est énergivore.

8h30 am. On frappe à la porte, j’ouvre. Les yeux mi-ouverts, j’observe sans rien dire la cousine d’en haut avec ses yeux mi-clos et ses rejetons envahir sans rien dire mon chez-moi. Cette belle visite aura certainement faim en aprèm, enwoéye le four à fond de train pour la dindoune.

Monte, descend, monte, descend… les 3 mômes s’en donnent à cœur joie dans le lit-terrain-de-jeux.

Caffffffféééé, je veux un café.

9h00. Je n’arrive pas à déterminer avec précision ce que fait cette pantoufle-rose-et-princesses dans mon sapin, mais pour sûr, Pikatchu n’a certainement pas besoin d’être réfrigéré tout près de mon carton de lait, et mes draps n’ont jamais fait office de chapiteau de cirque auparavant.

Monte, descend, monte, descend… les 3 mômes s’en donnent à cœur joie dans l’immeuble.

11h00. Pantoufle-rose-et-princesses est rejointe dans son épineux domaine par un bas-gris-Spiderman. L’ange, au sommet de cette pyramide épineuse, semble approuver le tout d’un air désinvolte. Bonne nouvelle, Pikatchu a tout de même repris le chemin de la chambre à coucher, accompagné de mon carton de lait qui désire voir du pays.

Alors, il vient, ce cafééééé? (Je suffoque)

12h00. Ils étaient trois, ils ne sont plus que deux. La troisième, elle est passée ousque???? Cherche. Monte, descend, monte, descend, les deux mauvaises mères s’en donnent à cœur joie dans le lit-terrain-de-jeux, puis dans l’immeuble, suivies de près par les deux petits.

L’enfant retrouvée (sous le chapiteau de cirque, avec mon carton de lait), un peu de musique s’impose. Ceci évidemment afin de mettre les enfants en sourdine.

12h30. Je n’ai toujours pas réussi à me rendre à la cafetière.

Café, café, café! (Je souffre)

Et puis, parce que les adultes en visite sont nécessiteux, la cousine d’en haut décide de se sécher les cheveux, chez moi d’en bas. 

Un enfant, c’est compétitif. Trois enfants, c’est une compétition. Si la musique les met en sourdine, le sèche-cheveux les éteint.

Enfants-rois jusqu’au bout, ils doivent reprendre le plancher! Allez, hop!, la télé dans le piton. Le chat, grimpé à la dernière branche du sapin (juste à côté de l’ange, qui semble maintenant à l’agonie avec sa tête qui pend dangereusement vers l’avant…), observe le tout de cet air niais que seul les chats maîtrisent avec art. Pantoufle-rose-et-princesses et bas-gris-Spiderman, filent le parfait bonheur dans leur nid d’amour.

Bon, une pause! Vite! Au café!

Empressement… (Je jubile)

Je verse l’eau, j’ajoute la dose recommandée (double dose), et puis… j’appuie sur mise en marche.

Poufff!

Plus de lumière!

Plus de lumière????

Bah, il y a pire : plus de four, plus de sèche-cheveux… Plus de cafetière!

Plus de cafetièèèèère. (Je meurs)

Plus rien, mais encore la télé.

Que le party continusse!

Toujours prévoyante, je n’ai évidemment pas de fusibles pour remplacer le fautif. Inverser, inverser… Il reste toujours bien deux fusibles sur trois qui fonctionnent, alors il faut établir les priorités :
- La télé ou le café?
- La bouffe dans le frigo ou la dinde dans le four?
- Le chapiteau ou le FRIGO?

«La télé! la télé! la télé!!!», de scander la gent enfantine… Et hop, les pancartes à slogan et le pied de grue devant la boîtes à fusibles : «so-so-so! so-li-da-rité! La télé pour les congés!»

Regard-sourcils-en-points d’interrogation de la part de la cousine. «Et le sèche-cheveux?», de crier en italique.

13h30. Les syndicats ont certainement du poids, mais une dictature parentale aussi. Leur confiance retrouvée, à l’instar des politiciens, les adultes tranchent. Accommodement raisonnable : la minorité parentale l’emporte.

Zzzioutgrrr.

Plus de télé, en un effet sonore (le zziout), accompagné de ce que l’on pourrait appeler un cri guttural (le grrr). Trois anges enfantins qui fulminent. L’ange du sapin désire changer de métier.

Fusibles inversés.

Mon café coule (fusible 2), la dindoune cuit (fusible 2), la cousine sèche (fusible 2)… et les enfants braillent (l’équivalent de 3 fusibles qui sautent en même temps).

14h00. Un ami m’a déjà dit que Noël sans neige, ce n’est pas la mer à boire.

Il n’a pas d’enfants.

Il n’a pas de cousine d’en haut qui a deux de ces petites bêtes et qui, de surcroît, préfère se sécher chez la cousine d’en bas.

Il n’a certainement jamais eu à choisir entre le café et la télé.

N’en déplaise à cet ami, il y a un Bon Dieu pour les mères ingrates… Dehors la marmaille! Dans la neige sanctifiée! Je-crois-en-Dieu-Seigneur-tout-puissant-créateur-du-ciel-et-de-la-neige. 

16h00. La chevelure de la cousine est-elle sèche ou archi-sèche?

Chose certaine, la dindoune oubliée au four est ultra-sèche.

 Jette la dinde, inverse les fusibles parce qu’il commence à faire noir, fait rentrer les flots (monte, descend, monte, descend), Caro arrive et met son ordi en marche.

Poufff!

Plus de lumière!

Plus de lumière????

Le temps des fêtes, ça tire du jus. C’est énergivore.


À la demande de Papistache

30 octobre 2007

J’ai longuement hésité à donner ma recette de pâté chinois, car il y autant de recettes de pâté chinois que de familles québécoises. Loin de moi l’idée de faire de la mienne une référence! Toutefois, ne reculant devant rien, je me lance…

Alors, à la demande générale (i.e. celle de Papistache), voici ma recette, langage québécois inclus(!) :

Tu coupes un gros oignon en p’tits dés, question que Tipiti-qui-n’aime-pas-les-oignons s’en rende pas compte.

Tu fais ehrvenir l’oignon à la poêle.

Tu rajoutes 1 livre de steak haché très-ultra-maigre (sinon, une fois frette, le gras fige dans’ viande pis après ça goûte pas bon.)

Faut bien cuire la viande pour ne pas pogner la maladie de la vache folle ou la maladie du hamburger. Yé marqué sur le paquet de viande, ça doit être vrai.

Pendant qu’la viande cuit, tu pèles un sac de patates au complet (crisse que c’est long, mais y’en rest’ra pour les aut’ jours.) 

Fais bouillir tes patates un bon bout d’temps. Faut qu’ça soit mou, pas motonneux. 

Pendant qu’ça bouille, tu rouvres une grosse canne de maïs en grains pis une de maïs en crème.

Une fois qu’la viande est cuite, tu peux éponger le gras, ça enlève encore un peu de liquide dans l’fond du plat. Moi, j’prends des scott-towels, parce qu’y chient pas dans’viande. Faudrait pas qu’y'aille des bouttes de papier dans le pâté!

Après, ben tu piles tes patates, avec du beurre pis du lait. Mais faut pas trop piler, sinon le pâté va s’effouérer. Tu peux saler pas mal, pac’que des patates pilées, c’est bon quand cé salé.

Pis là, ben après, tu pognes le stock pis tu l’étends en couches, comme y disaient dans l’émission «La P’tite vie» :

Steak-blé d’inde-patates

Ton blé d’inde va se mixer tu-seul, fais-toi-zen pas.

Pis mets pas toutes les patatates, là! Y’en a ben trop! T’es mets dans un tupperware pis té content le lendemain.

T’étends les patates pour qu’ça soit plat, pis tu mets des crottes de beurre s’es patates. C’est ça qui donne la tite-croûte brune qui pogne.

Tu mets ça au four, ché pas trop à quel degré. Faut qu’tu checkes. À un moment donné, le blé d’inde va vouloir quitter le navire, tu y fais le coup du broil. Ça va assez le saisir qu’y va rester. (hahaha, est bonne! Tu la pognes-tu?)

Tu laisses ahrfroidir, le temps qu’ça pogne ben comme faut en tas.

Moi j’le sers dans une maudite grosse assiette, pis j’mets du ketchup. Après, j’mélange tout ça pour faire une bouillie dégueulasse ben étalée.

Pour déguster, je fais des chemins dans le pâté avec ma fourchette.

Pis je beurre une tranche de pain, je mets pas mal de pâté dessus, j’la plie en deux… V’là ma marque de commerce : ma fameuse et très reconnue beurrée-au-pâté-chinois.

Faque c’est pas mal ça!

Papistache, travail pratique :
Dans le texte qui précède, essayez de déterminer 2 sens (il y en a beaucoup plus) attribués au très usuel et très courant verbe québécois «POGNER».


Entendu

29 octobre 2007

Des sites où il fait honte de vivre dans la région de Québec :

Entendu à Québec

Entendu à Québec, de Stupidité Québec

Ne pas oublier la région de Montréal :

Entendu à Montréal

Entendu.ca

Au mieux, ça sonne exotique;
Au pire, ça sonne honteusement crétin.


Wow

28 octobre 2007

Un blogue comme j’aimerais l’écrire…

Mordante, drôle, divertissante… j’ai ajouté la Déesse dodue à mes favoris!

Lisez-la, elle est marrante!

Déboires d’une déesse dodue


De l’au-deloin

28 octobre 2007

Il a parlé. Il a pris le combiné, a signalé mon numéro, et m’a dit :

Lalionne, je ne t’ai pas abandonnée, j’étais seulement en lendemain de brosse.

Merci, MonDieu. Par la bouche de Sonpére, tu as réponse à presque tout…

Je ne doute plus de ma force, j’ai confiance. L’homme peut se reposer, je monte la garde en bonnelionne. Le Diable ne passera pas.

¡No pasará!