Raté

2 septembre 2007

Toujours sur mon vélo, fidèle à ma courbe, je lis maintenant Comment rater complètement sa vie en onze leçons, de Dominique Noguez.

Un livre qui semble à prime abord plutôt marrant. Lorsque je l’avais acheté, avant de l’avoir lu, j’avais longuement réfléchi au sujet de la ratologie :

(Ici, il faudrait déboucher la première bière autour de laquelle nous referons le monde)

À mon avis, la personne mettant en application les principes et méthodes de la ratologie de façon rigoureuse et acharnée devrait parvenir à son but : vraiment rater sa vie.

(Glou de la personne qui est sûre de son affaire…)

Du coup, si elle réussit à rater sa vie, le problème reste entier, car elle n’aura pas raté tout ce qu’elle aura entrepris.

(Une glou de réflexion…. Et puis une autre, parce qu’il faut vraiment y penser)

Le secret de la réussite de la philosophie ratologique réside donc dans le ratage de la ratologie. Mais, encore une fois, c’est l’impasse : rater la ratologie signifie réussir sa vie, ou à tout le moins, ne pas rater entièrement sa vie.

Serait-ce à dire qu’il est impossible de réellement rater sa vie?

(Ouh là! Une GROSSE glou, où chacun se retire dans ses pensées, afin de bien analyser la profondeur de l’affirmation.)

Telles étaient mes réflexions, je n’en sortais pas : 2 années plus tard, je n’avais toujours pas ouvert le bouquin.

Et bien, savez-vous? L’auteur répond à toutes mes réflexions! Il en fait une science quantifiable et vérifiable.

On va se marrer, on va se marrer…!

Et bien non. Je ne me marre pas.

Je lis et je me dis que certains trucs qu’il donne sont de mes habitudes.
Ratée, Lalionne?

Et puis, il y va de tant de citations et de notes de bas de page que l’on n’arrive pas à demeuré accroché.
Raté, l’argumentaire?

Le texte devient lourd devant un tel étalement de ratage. Je termine toujours mes minutes de vélo avec une amertume en bouche : finalement, je ne suis plus certaine que mes minutes valent le coup.
Ratée, la diète?

À tout prendre, l’auteur parvient à nous faire croire que rater est aisé…

Je ne me marre pas (ou plus).
Raté, le livre?
Peu ou prou…