Suzanne m’avait demandé de parler de Monlion. Jusqu’à tout dernièrement, je croyais l’avoir fait, le décrivant au fil de mes billets, dévoilant peu à peu sa personnalité par mes mots. Puis, Monlion, a lu sa description dans la section «Qui est?…»
Il m’a dit : «C’est l’fun, la section où tu décris tout le monde. Moi, je suis une comparaison de tout ce monde.» J’ai compris que j’avais eu tout faux, même s’il avait trouvé sa description amusante.
Je suis certaine qu’il avait compris l’idée du pâté chinois en lui, mais mon amoureux n’est pas comme l’un ou comme l’autre… Monlion est LElion! Et, conséquemment, il mérite certainement mieux que d’être décrit par comparaison.
Alors, le voici, tel que je le vois présentement…
Monlion est comme un météorologue : il prévoit une chose, un événement, mais il faudra attendre le lendemain pour voir s’il cela aura effectivement lieu. Pas qu’il soit grand parleur, petit faiseur, pas qu’il soit procrastinateur. Simplement, pour Monlion, prévoir n’est pas planifier… Prévoir, c’est rêver ce qui pourrait arriver. Certains rêves se réalisent, d’autres demeurent des utopies.
Son amour est attentionné, même s’il le nie par ses propos ou ses gestes. Il oubliera peut-être de vous proposer un verre d’eau s’il va s’en chercher un, mais il vous apportera une friandise à la place. Romantique comme je l’aime, son amour passe par les petits gestes au quotidien, et non par une grande scène toute préparée.
Monlion est exigeant, mais prévenant. À l’instar de son BMX qu’il soigne méticuleusement et posément après une torture au fil de ses sauts, il vous demandera de surpasser vos limites pour ensuite vous traiter aux petits oignons.
«Si ça ne fait pas mal, c’est que tu n’as pas poussé assez fort.» — Monlion
Il est aussi un centre d’appel service après-vente. Patiemment, il répond à tous ceux qui l’appellent pour savoir comment faire cuire un blé d’inde, vider une laveuse qui ne fonctionne plus, réparer un ordinateur qui ne répond plus.
(«T’es en Windows?
Boot pis reboot s’en vont en bateau.
Boot tombe à l’eau
…Qui qui reste?») — Monlion
Mon sale punk, c’est aussi un punk virtuel. Pas loin du socialiste, il s’est fait le porte-étendard de Linux, brandissant son Tux et prêchant l’Open Source et le logiciel libre.
Mon chevalier binaire monte aux barricades (entendre ici les paravents corporatifs) dès qu’il le peut, affichant ses couleurs Debianesques et s’écroulant devant l’idiotie humaine. L’illogique dans le domaine de la logique dépasse la logique de mon guerrier, cela le tue comme autant de petites morts sporadiques de l’âme.
Un chevalier binaire ne se repose jamais vraiment : il monte la garde. Derrière son écran de veille, Monlion fonctionne toujours. Armé de son BlackBerry, il surveille la nuit ses serveurs Linux, ses protégés. Quiconque y posera le doigt sera puni par la loi!
Il a la fougue de la jeunesse (bande de pervers… je ne parle pas uniquement de la chambre à coucher!) et la sagesse de l’homme adulte. Il est capable de rendre nos partys-à-deux-du-jeudi plus trippants qu’un party à vingt, tout comme de discuter d’hypothèque.
Ce que j’aime plus que tout, c’est qu’il RÉFLÉCHIT. Et avant d’agir, qui plus est! Et si par malheur il ne l’a pas fait avant, il réfléchira après, mesurant et évaluant les coûts et bénéfices de ses gestes, assumant l’entière responsabilité des résultats. Du coup, j’ai confiance en son jugement, j’ai confiance en lui. Ce qui nous évite une relation où les situations fâcheuses seraient à l’ordre du jour…
Et puis, enfin, il est facile à vivre. Il ne s’en fait pas avec des pécadilles, ne remâche pas éternellement une idée malvenue, n’anticipe pas un malheur qui n’arrivera peut-être jamais.
«Dans la vie, j’veux pas m’casser l’cul.» — Monlion
La liste est encore très longue… évidemment. J’ai coupé court, parce que déjà, je me demande si vous avez lu jusqu’à la fin. Mais s’il n’est qu’une seule chose à retenir, c’est ceci : Je l’aime.