Madame prend congé aussi?

31 août 2007

2 jours sans billet, ça vous a laissé un drôle de goût?

Pâté chinois passé date? Il faut se méfier, avec la viande hachée… La vache folle court les épiciers!

Meuh (comme la vache?) non, chers amis… il en est toujours ainsi! Je prépare mon pâté chinois le week-end et vous le fourgue à la petite semaine!

Mais les 2 jours?

J’ai seulement oublié de planifier l’horodatage pour les 2 derniers billets. Quoi? Ça arrive!


Consignes de Paroles Plurielles

29 août 2007

Arrivée sur le tard dans cette gentille confrérie qu’est Paroles Plurielles, voici mes débuts… et la suite!

Consigne 51

Votre texte qui ne doit pas dépasser 2000 signes (rappel…rappel…rappel…) commencera par cet incipit:

” La surprise est de taille…”

Consigne 51 : allez lire mon texte et ses commentaires

 


Liquidation

29 août 2007

Vu dans le hall mon immeuble, cette affiche :

Vente de garage
[la personne laisse le numéro civique, la rue et le numéro d'appartement.]

Tout doit être vendu!

L’adresse indique en fait l’immeuble d’appartements voisin au mien. (Vente de GARAGE? Où est-il, le garage? Dans l’appartement?)

Je vis dans le même quartier depuis 12 ans. Les voisins, je les connais, et je connais certainement le voisin qui vend son garage.

Du haut de mon nid-de-pie, je l’observe souvent. (Si vous voulez tout savoir, lorsque je me penche dans le coin gauche du balcon, en prenant bien soin de me mettre sur la pointe des pieds et de passer mes côtes au-dessus de la rambarde, j’arrive à voir par la fenêtre de sa cuisine. Le soir, j’arrive même à savoir ce qu’il y fait : une lumière bleutée typiquement écran-d’ordinateur me fait soupçonner qu’il surfe. C’est un surfeur.)

Il vit seul, il est toujours seul, il n’a jamais de visite. Pas de parents, pas d’amis, pas d’enfants, pas de chat, pas d’oiseau. Ses seuls amours semblent être les quelques fleurs qu’il entretient devant son balcon. Il les visite plusieurs fois par jour, les caresse du bout des doigts, fumant une cigarette du bout des mêmes doigts.

Physiquement, il n’est certes pas très attirant pour la vie sociale de quartier. Il est grand, mince, très mince, trop maigre, filiforme. Son teint vire au jaune-doigts-de-cigarette, ses cheveux sont… euh je n’arrive pas à m’en souvenir! Il a le visage sévère, non, plutôt le visage de marbre. C’est sûrement pour cette raison qu’il ne parle jamais à personne : il ne veut pas craquer du visage.

Il a l’air si seul. Il semble vivre en marge de la société. Non. Il n’est pas en marge, car il serait un marginal et par conséquent nous le remarquerions. Il est en filigrane. Une pâle image qui s’inscrit au fond de la page de nos histoires à nous, tous ceux qui vivent dans ces immeubles. Il fait office de figurant.

Que peut-il bien faire comme métier? Je l’imagine bien en écrivain tordu… Ou bien, il pourrait être écrivain de textes comiques, se cachant dans l’ombre d’un humoriste connu? Filigrane du filigrane…

Enfin bref, il fait une vente de garage. TOUT doit être vendu? Je me demande bien ce qui le pousse à cette tout-vente. Il s’agit certainement d’une des raisons suivantes :

  1. Le surfeur a rencontré l’âme soeur virtuelle et quitte veau, vache, cochon, couvée pour aller la retrouver.
  2. Le figurant en a marre de vivre en filigrane et a décidé de prouver son existence par cette vente de garage. 
  3. Le solitaire a décidé de mettre fin à ses jours. N’étant pas un bon comique, il a contracté beaucoup de dettes au cours de sa vie et désire rembourser ses créanciers par sa vente de garage avant d’en finir, tout près de ses fleurs.

Ma clope est finie, j’éteins. Il commence à faire froid, et j’ai un peu mal aux côtes.


La possibilité…

29 août 2007

Ça me turlupine depuis un certain temps. Ça vire et revire dans ma tête. Avez-vous remarqué comment, lorsque nous soupçonnons un mensonge, tout indique que nous avons raison? Les faits, les éléments alignés donnent toujours le même résultat : on nous a menti.

Ma lecture du moment, assise sur mon vélo quotidien : La possibilité d’une île, de Houellebecq. (Terminé, De la Terre à la Lune)

Comme toujours dans mes lectures, l’histoire ne me passionne pas autant que les petites idées lancées ça et là, les petites phrases qui me renvoient à ma réalité (comme pour tout le monde, d’ailleurs.)

Or, dans l’histoire, Daniel1 assiste à la conférence d’un élohimite, le Savant comme il l’appelle, qui expose sa théorie sur les neurones et les innombrables circuits neuronaux qui en découleraient. Le Savant prétend dans sa conférence que plus un circuit est emprunté, plus il est facile à emprunter par la suite :

«[...] il y avait en somme auto-renforcement progressif, et cela valait pour tout, les idées, les addictions, les humeurs. »

Ressasser. Palindrome par excellence. Emprunter si souvent le chemin du doute qu’il en devient réel, qu’il est une évidence.

Je doutais, et dans le doute, en véritable Colombo, je cherchais les failles, j’allais et venais par analogies des sens, je tournais et retournais mon doute et mon redoute.

Je craignais d’en parler à Monlion, car satistiquement, il semble que rien n’exaspère plus cette génération d’hommes (en fait, tous les hommes) que les mioumioutages d’une insécure. S’il était offensé par mon doute? S’il me trouvait puérile? 

J’ai pris mon courage à deux mains et lui ai parlé de mes inquiétudes : «Monlion, je doute. Monlion, j’ai peur. Monlion, quand j’ai peur, je m’envole tellement haut que j’ai doublement peur de ne plus revenir… » 

Il a ri. «C’est tout?, C’est ça, ta GRANDE exploration?» Puis, il m’a rassurée.

Plus tard, lorsque j’étais enfin rassurée et de retour de mon voyage dans le doute, il m’a dit :

« Ma Poule, lorsque tu as des crottes sur le coeur, il faut le dire, sinon, tu deviendras constipée de l’émotion. » — Monlion

Depuis notre première journée, toujours le même discours : « Envole-toi quand tu veux, Ma Poule, je suis là pour t’indiquer le chemin du retour. »

Monlion, il arrive à transformer une situation pas trop jolie en un événement d’amour. Il crée notre histoire d’amour… et moi, je l’écris. 


Parole à Client

29 août 2007

J’expliquais à Client que Tipiti, à l’âge où il est, aime encore se voir déléguer des reponsabilités. À 6 ans, être responsable amuse.

Ce à quoi Client m’a répondu :

« Tout jeune, on court vers les responsabilités;
   Plus vieux, on essaie de les fuir. » — Client