Écrire sans contraintes.
Lorsque l’on aime écrire, lorsque écrire est une passion, le bonheur passe par la liberté d’expression. Toutefois, à moins de vivre en ermite, reclus et éloigné de tous, écrire ses pensées implique généralement les autres.
D’aucun ne nierait qu’il aime bien lire à son propos… si le commentaire est positif. Et si la pensée ne dévoile pas son intimité. À part quelque rock star de ma connaissance qui a choisit la vie publique, mon entourage préfère évidemment ne pas trop être le sujet. Sujet à la plaisanterie? Sujet d’un autre royaume que le sien, qu’il préserve jalousement.
De fait, dès le début, la question s’imposait : Monlion accepterait-il d’être dévoilé au grand jour à travers mes propres émois? Je lui ai donc demandé.
Monlion,
Ton bébémx, ta passion, je la comprends, je l’encourage, je l’admire. Nourris-la, fais-la vivre, parce que ton bmx, c’est toi.
De mon côté, les faits :
1. Mon bmx, c’est l’écriture;
2. J’écris uniquement lorsque je suis heureuse.Or, en ce moment, ce qui me rend vraiment heureuse, c’est d’avoir le bonheur de vivre notre «vie à deux toi» en plein soleil. Du coup, j’ai envie d’en écrire…
De fait, au même titre que jamais je ne tenterai d’étouffer ton gros coeur aimant de lion envers ta bécane, j’aimerais tant que tu tolères (acceptes) d’en faire autant pour mon propre bmx.
Néanmoins, je suis fort consciente que ta passion ne concerne que toi, alors que la mienne entraîne inévitablement des effets sur autrui…
Seras-tu effrayé par mes envolées écrites?
Si je l’écris à d’autres (avec censure, évidemment), auras-tu le sentiment que ces lecteurs briment notre intimité?
Lorsque le doute t’assaillera, lorsque tu questionneras notre bien-fondé, me considéreras-tu excessive?
Et si nous avons une dispute, utiliseras-tu ma passion contre moi?
Lorsque je l’aurai écrit et réécrit avec tous les mots possibles, dans toutes les langues accessibles, me jugeras-tu lassante?
Et si je ne trouve plus les mots justes, plus les idées, douteras-tu de l’ardeur de mon intérêt?
Mon chevalier binaire, bien campé sur les pédales de son destrier métallique, affichant le sourire du bonheur d’exercer sa passion sans récriminations, présentant ses tibias amochés et soufflant la broue dans son toupet, m’a uniquement répété :
Elles sont cool, tes ailes. Envole-toi quand tu veux. — Monlion
Publié par Lalionne