La bonne impression? (fin)

12 juillet 2007

Il a accepté.

Dès lors, mon questionnement fi-fille s’est mis en branle : quels vêtements porterai-je? Vais-je le trouver idiot, cave, con? (En fait, oui, il est tout cela. Mais il est en plein le genre de cave qu’il me faut.) De quoi allons-nous parler?

Faire bonne impression. Vraiment? C’est qui, le cave qui a inventé ça? Pas un cave dans mon genre, certainement! À part mes bobettes «y va p’têtre se passer que’qu’chose à soir», j’ai décidé de miser le tout pour le tout : il me prend comme je suis, ou il va sur les roses.

À mon avis, il s’est dit la même chose, parce qu’arrivée chez lui, ça a coulé. Facile. Amusant. Apaisant.

Ça m’aura pris pratiquement 30 ans pour le comprendre, mais j’y suis parvenue. (Je sais, je suis niaiseuse, mais il me dit que c’est ainsi qu’il m’aime.)

Ce soir-là, j’ai compris que faire bonne impression ne signifie pas impressionner l’autre. Faire bonne impression, c’est s’assurer que l’impression que l’autre a eu de notre nous-même est la bonne, la vraie. Pour ce faire, être soi est un bon début… Mais encore faut-il que l’autre cave soit assez cave pour le sentir! (et vice versa, évidemment!)

La bonne impression a été que nous sommes deux beaux caves, Monlion et moi. Et c’est tout. (À force de manger, nous sommes sur le point de devenir de gros caves)
(Bande de caves vous aussi, je sais bien que vous voulez uniquement savoir si j’ai mis mes belles bobettes pour rien!)