La balle-molle

27 juin 2007

b016.jpgLes 14 et 15 juin 2007 se tenait la 2e édition du tournoi de balle-molle corporatif. Parce que j’ai compris que les geeks sont nos amis, je me suis acoquinée avec les Gangsta’, un gang de la rue virtuelle.

b0171.jpgAssociation plutôt dissipée, les Gangsta’ avaient tout pour déprimer lors de la première partie. Les erreurs se succédaient à une vitesse prodigieuse. Les loubards étant ce qu’ils sont, il aura fallu une descente de bière pour remonter le moral des troupes et les rendre victorieux en deuxième partie.

b097.JPGb0201.jpgLa crew a atteint le pinacle lors de la deuxième journée, alors qu’elle affrontait une équipe tout aussi éclatée, les Obus. Tous les coups étant permis, les Gangsta’ on envoyé leur déléguée pour endormir l’adversaire. C’est avec force persuasion que Votrelionne s’est vu confier la responsabilité d’agir en agent double, pour mettre à éxécution l’opération «I love you» contre Coco, membre du clan adverse.

Résultat pour les Gangsta’ : 2 victoires, 2 défaites, 2 brosses, quelques prunes…


Le bonheur, ça écoeure

21 juin 2007

Le bonheur, ça écoeure.

Ces espèces d’amoureux, qui ont l’impression d’être les premiers amoureux de la Terre (et les derniers), qui soupirent et qui tournent les yeux vers un horizon lointain, comme s’ils pouvaient y rejoindre l’objet de leurs pensées… ça me rend agressive.

Ils nous cassent les pieds avec leur tendre moitié, ils racontent des anecdotes qui n’émeuvent qu’eux-mêmes, ils jouent les supérieurs… soumis à leurs émotions et pulsions. Et que je te parle de lui, et que je te la montre, qu’il est gentil, qu’elle est belle!!! pffff Il sont certains qu’ils ont rencontré la personne de leur vie. Et pourtant, statistiquement, il y a certainement des centaines d’autres personnes avec qui l’union pourrait être possible.

Ils semblent surpris (ils ont l’air de pauvres ahuris) de vivre ce que des milliers d’autres vivent en même temps qu’eux, ce que des millions d’autres ont vécu avant eux. Revenez sur Terre!!!

Et bien moi, je vous le dis en mille : je suis maintenant une de ces énervantes. J’EN SUIS! Je me fais le porte-étendard de ces quétaines, qui se surprennent par tant de coïncidences. J’arbore fièrement la tronche de l’évaporée énamourée!

Allez-y, rationalisez, dites-moi que c’est «tout nouveau, tout beau», dites-moi que ce n’est que réaction chimique… Parlez-moi de statistiques de divorces, énumérez-moi toutes les histoires qui ont si bien commencé, mais qui ont tourné au vinaigre. Regardez-moi avec votre air condescendant et jugez-moi du haut de votre savoir amoureux. Je vous envoie sur les roses que Monlion m’a données et vous offre mon plus profond salut d’indifférence.

Soyez heureux pour moi ou pas, de toute façon, c’est le même tarif : indifférente à votre ennui et à votre manque de temps et/ou d’intérêt, j’ai bel et bien l’intention de vous faire bourdonner les oreilles de toutes les histoires mièvres de mon nouveau répertoire, de vous dire Ô combien il est beau, Ô combien il est gentil, Ô combien je suis la femme la plus chanceuse du Monde!

Je vous bourrerai à satiété, vous en vomirez d’ennui. Et je vous le jure sur mes beignes fourrés à la crème, lorsque vous croirez vous en être enfin tirés, je vous en gaverai à nouveau!

C’est une promesse.


le pâté chinois

18 juin 2007
  1. Lorsque j’avais commencé mon blogue, j’avais la ferme intention de valider si j’étais réellement devenue une femme aigrie. Résultat : après un mois, je constate que je suis loin de l’être… du moins, à mon avis! La cote n’a donc plus vraiment sa raison d’être!
  2. Les différentes sections ont été mises à jour. Toutefois, été oblige, vous vous faites moins assidus pour donner vos nouvelles!

XMen

18 juin 2007

Je suis une mutante.

Je suis une mutante, et j’en ressens un énorme complexe. La différence est là depuis un long moment, mais ce n’est que dernièrement que j’ai réalisé à quel point j’amputais ma vie pour éviter de la présenter au reste du monde.

En vrai, je n’ai jamais, mais jamais, retiré mon chandail devant les deux hommes que j’ai fréquentés dans les dernières années. Peur de qui? Peur de moi. Parce que c’est… différent. Spécial, diront les plus polis. Surprenant, étonnant, déconcertant, allez-y avec les qualificatifs, je suis capable d’en prendre.

Pourtant, quand j’en discute avec mon Coco, il me dit toujours que je vais croiser le gars qui ne trouvera pas ma différence différente : «Tu verras, ma Rouquine-intense, pour lui, ce sera normal.»

Mon Coco, il a toujours raison! (C’est pour ça que j’essaie de toujours l’écouter, mon Coco!) J’ai rencontré un gars (un super mec!), devant qui j’ai retiré mon chandail dès la première fois. Je n’avais pas peur. Quand il m’a vue sans chandail, il m’a dit :

«Elles sont cool, tes ailes… Envole-toi quand tu veux, ma Poule!»

promenade.jpg

(Marc Chagall. La promenade, 1917)


Le beige de l’économie, partie 3 – la fin!

11 juin 2007

Vous suivez toujours?

20 heures 30. On frappe à la porte.

«Tu avais prévu de la visite?» Je ne prévaux pas, moi. Et il accuse le coup (crise cardiaque) : la cousine se pointe, avec ses deux mômes. Présentations, salut-salut. Nous voilà six dans un salon qu’il prévoyait vide.

Et la cousine de s’installer confortablement, les deux mioches à côté d’elle, le plus vieux pratiquement assis sur l’estie-d’économiste-à-la-con-de-premier-ordre-diplômé-de-toutes-les-institutions. Qui plus est, la plus jeune est due pour un changement de couche. Bien!!! Mieux!!!!! Bien mieux!

Toute bonne chose ayant une faim, la pizza frappe à la porte, mettant de fait la visite imprévue à la même porte.

- Dis, la cousine, on se revoit demain?
- J’avais l’intention de revenir plus tard!
- …
- …
- Hihihihi!

Et voilà! 2 heures d’ennui mortel, à écouter un estie-d’économiste-à-la-con-de-premier-ordre-diplômé-de-toutes-les-institutions-du-monde-entier raconter sa passion pour le footbag, et sa vie, et son ex, et sa job.

Et moi, j’imagine. J’imagine une maison qui lui tomberait dessus, comme dans le Magicien d’Oz. J’écris quelques cartes de Noël, je choisis ma tenue pour mon party de mercredi… Et moi, je le regarde. Il est monochrome (fade, dira le lendemain la cousine).

Il est beige. Il a les cheveux beiges. Il a le visage aussi beige que les cheveux. Il a les yeux qu’on prévoit bleus, mais ils sont beiges. Il est vêtu de beige. B’ai-je trop bu de vin?

Il se dédouble. Deux fois plus de beige. Beige en copie conforme, signe-en-haut-signe-en-bas, ça y est, je meurs!

Toute bonne chose ayant une feint(e), il se lance dans le sujet qu’il avait prévu : moi! J’essaie le mélodramatique. (Je me marre!) Larme versée au bon moment, regard dans le vide, SOUPIR! On pourrait croire que ça ferait fuir un estie-d’économiste-à-la-con-de-premier-ordre-diplômé-de-toutes-les-institutions-du-monde-entier-en-beige, meuh non! Non seulement il affirme que je suis définitivement intéressante en souriant (ai-je rêvé, ou il a les dents aussi beiges que le reste?), mais il change de chaise pour me le prouver de tout le langage non-verbal dont il est capable.

- Tu sais, je crois qu’on intellectualise trop.
- Vous dites?
- Ben, c’est un beau moment qu’on passe ensemble. Y’a des moments qu’on doit passer avec le cœur, pas avec la tête. Tu sais, tu m’attires.
- Il se fait tard, je suis fatiguée… Anyways, je suis un cœur de pierre.

Et l’estie-d’économiste-à-la-con-de-premier-ordre-diplômé-de-toutes-les-institutions-du-monde-entier-en-beige-copié-conformément de s’épandre, de se répandre : du beige partout!

(Mise en scène : Je travaille à la bibliothèque. Un client se pointe, jamais vu, jamais entendu parler. Il s’assoit sur mon admirachaise, l’admirachaise casse en deux.)