Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Star Wars. 30 ans… Pratiquement la vie entière de Boumba, l’un des plus grands fans. Bonne fête Star Wars, bonne fête Boumba!
Voilà déjà quelques jours que l’idée me turlupine d’écrire à Boumba. C’était son anniversaire le 21 mai, et depuis, je cherche quoi dire!
C’est que Boumba, c’est mon précieux, et je l’ai toujours gardé pour moi. Je peux bien vous le prêter en quelques lignes (un livre serait insuffisant!), mais… je vous le prête uniquement. Top chrono!
Boumba représente pour moi le Monde avec un grand M.
C’est d’abord le grand frère qui me traînait dans toutes ses aventures. C’est des mottes de neige lancées à partir d’un giga-fort, des têtards, des masters du ballon prisonnier, lui-pis-catherine-contre-le-punch, des ti-bonhommes de Star Wars dans la rocaille, ma tite vache a mal aux pattes…
…oh y reste Han Solo dans le bouleau en arrière, des grimpages sur les murs, des biscuits Oreo, des randonnées de ski-doo volées aux cousins ponponneux, des concours d’engloutissage de crêpes, des tunnels de terre, des fusils à rayon lumineux, des toutous dans la chute à linge, du lait au chocolat.
Boumba, c’est la fin de l’enfance qui s’est vue devenir maîtresse au foyer,
- qui signait mes devoirs et mes bulletins mais menaçait de préférer un de nos toutous à un autre,
- qui s’assurait que je mange tout mon Kraft Diner mais pas tous les biscuits,
- qui m’apprenait le Commodore 64 et comment faire la lessive,
- qui lavait la vaisselle pendant que j’essuyais,
- qui me défendait devant l’ivresse des 5 à 7 prolongés de l’autorité parentale mais me faisait la prise en quatre ou le marteau-pilon pendant ce temps.
Il est aussi son cousin Jipidougne, les amourettes de l’adolescence aux Chevaliers de Colomb, les coups malicieux et les disparitions surprenantes. MAIS où est Jipidougne?
Et puis, c’est Luke Skywalker. Droit comme la justice, il a été tenté une fois, une seule, par le côté obscur : l’appât du gain. Il s’en souviendra.
Il a aussi été le roi Dagobert. 33 soirs en ligne (même les mardis, Boumba?). C’est le raver qui rentrait à la maison au petit matin et qui réveillait sa petite soeur d’une descente du coude à la Hogan pour un rave à deux dans le sous-sol, en pyjama à pattes. (Ou le cégépien qui a préféré abandonner ses cours pour un tournoi de NHL 94.)
C’est aussi Robert Smith, l’homme vêtu de noir qui pleure à tous les films, émotif, aimant, mais qui donne des baisers à sa famille au compte-goutte. C’est celui qui accumule les souvenirs au rythme des Cure.
C’est Ninja Jago qui court de l’arrêt d’autobus à la maison, qui court du travail à la maison, qui court au soccer, qui court au baseball, qui court vite comme Forrest avec ses souliers rouges… Qui court avec une seule litanie en tête : NINJA JAGO.
Boumba, c’est un lunch préparé, un simple sandwich-jambon-moutarde, que l’on apporte à l’école et qui réjouit pour la vie. C’est le jeune adulte qui travaille comme plongeur au salaire minimum en chantant, revient en courant, paye tous les frais de subsistance pour lui et sa soeur… mais ne demande rien en retour, si ce n’est la satisfaction que celle-ci excelle dans ses cours.
Boumba, c’est Ti-men. C’est la concentration de Tipiti sur son ordinateur, son regard sourcils-froncés pendant l’effort, sa logique et ses casse-tête, son envie de jouer seul… même si tout le monde veut toujours jouer avec lui.
Boumba, c’est une dizaine de colocs, mais une chambre à coucher où rien n’a semblé vivre à part lui et un ordinateur et des bonhommes de WOW, Everquest et NHL…
…jusqu’à Boumbette.
Parce que Boumba, c’est Boumbette. Boumba y Boumbette. Impossible de dire si ces deux-là s’appelaient ainsi avant leur rencontre, ni qui est devenu un Boum avant l’autre, ils vont ensemble, c’est tout. Lorsque l’on demande à Boumba pourquoi il aime Boumbette, voici sa réponse :
«Boumbette, elle est magique.»
Enfin, Arnaque est devenu Boumba. Le chien à l’image du maître, ils marchent la tête bien droite, le dos arqué, la fierté dans l’oeil : «Tu as vu avec qui je suis?»
Boumba, c’est moi, mais en mieux.
Publié par Lalionne