La vie sans toi, c’est ne plus connaître le monde.
Sans toi, le début de la journée a été très pénible : j’ai tenté de me divertir, j’ai nettoyé la maison de fond en comble, j’ai coupé mes cheveux.
Sans toi, sur le son de midi, j’ai fait appel à mes amis. À court d’idées, j’ai imploré leur soutien. Chacun y allait de sa proposition, de son activité pour m’aider. Surtout, ne pas penser à toi. Ces amis, par chance qu’ils sont là!
Sans toi, je me suis étourdie jusqu’à la nuit, envisageant même de noyer mon ennui dans l’alcool. À l’heure de me mettre au lit, j’avais pratiquement oublié…
Jusqu’à ce matin. Évaporée par les rêves heureux de la nuit, la tristesse revient toujours au matin. Un coup de grisou, qui rappelle que l’on est seul. Mais où es-tu? Penses-tu à moi? Les larmes… Céline chantait:
En attendant ses pas
Je mets la musique en sourdine tout bas
Trop bête, on ne sait pas
Si je n’entendais pas cette fois…
Puis, j’ai fermé mon réveil-matin, j’ai couru à ma porte… tu étais revenu! Je t’ai serré dans mes bras, je t’ai installé confortablement à l’endroit que j’avais entretenu dans l’attente de ton retour. Cher ami ordinateur, te voilà! Quel bonheur de te retrouver!
Vieille guimbarde maniérée qui fait un vacarme infernal, belle machine à l’écran trop sombre… Ne me quitte plus jamais!
La vie sans toi, ce n’est pas pour moi!
Ton 24 heures d’absence : 3/10