Note à moi-même

20 mai 2007

Si un jour je deviens parfumeuse, ma première série de parfums à voir le jour sera :

Placebo, ou,
L’eau de souvenir

Une solution parfumée, diluée à fond. Seules 10 bouteilles au monde seront vraiment du Placebo. (Prononcé en italique, avec un «o» qui s’étire et un «h» sonore : Placebôôôh

Les autres ne seront que des eaux de souvenir:
«Dis, tu portes Placebôôôôh
«Non, j’ai uniquement une eau de souvenir…»

Créer un effet de rareté.
J’imagine déjà la pub.
Ça fera un tabac monstre.
C’est du tout cuit.
Je retourne avec mes livres dès mardi.


Amitié homéopathique

20 mai 2007

Après l’enseignement de Bébé1 sur l’homéopathie (consulter à cet effet l’article sur l’homéopathie), j’en suis venue à me questionner sur l’amitié : et si l’amitié était de nature homéopathique?

Si nous étions basés sur le principe de similitude? À sentiment donné, réponse du sentiment correspondant. Si nous n’étions qu’une solution de 10 molécules actives d’extrait de sentiments pour 1 corps humain? Dilués, nous deviendrions des «eaux qui se souviennent»…

Cela expliquerait l’idée enfantine des meilleurs amis. Étant enfants, nous n’étions que molécules actives. Nous avions tous «choisi» nos meilleurs amis, au détriment de tous les autres, et seuls les meilleurs amis ont eu droit à une molécule active.

Dilués par la vie et les rencontres, nous sommes devenus des placebos, des eaux qui se souviennent. Nos meilleurs amis d’enfance ont bien souvent conservé la molécule active qui leur revenait. 

Ainsi, selon ma théorie drôlement expérimentale, nous appellerions amis ceux pour qui notre solution diluée fonctionne. Nos mitigés seraient nos «connaissances»; nos négateurs, nos ennemis.

Il faut que j’approfondisse tout ça. Des commentaires (pour ou contre)?


Homéopathie

20 mai 2007

Une amie pharmacienne (Bébé1, pour ne pas la nommer) m’a expliqué le principe de la préparation des produits homéopathiques. Je nous épargne les détails (qu’elle m’a épargnés par grandeur d’âme pour sécuriser mon ego), mais voici en gros son explication. Il ne s’agit là que d’exemples simplifiés, vulgarisés, fournis par une scientifique à une profane avouée :

L’homéopathie se fonde sur le principe de similitude : pour soigner un mal, le combattre par un élément qui crée le même mal. Bref, à la limite excessive, le principe du «combattre le chaud par le chaud» pourrait être considéré comme homéopathique.

Pour soigner l’écoulement de l’oeil, l’homéopathe pourrait prendre, par exemple, de l’extrait d’oignon : 10 molécules actives d’extrait d’oignon dans 1 litre d’eau. Puis, cette solution serait diluée dans cent parties d’eau. À la toute fin, avec la dilution, la préparation ne contient plus de mollécules actives. 

C’est alors qu’intervient, selon les homéopathes, la «mémoire de l’eau.» L’eau se souviendrait du soluté.

L’eau se souvient!!!

S’ajoutent ensuite les arguments sur le processus de mise en granules de farine et sur l’absorption par la bouche… 

Pour en savoir plus, wikipédiez!

(C’est louche, tout ça.) La cote homéopathique : 6/10


La vie sans toi (I’m back in baby’s arms)

20 mai 2007

La vie sans toi, c’est ne plus connaître le monde.

Sans toi, le début de la journée a été très pénible : j’ai tenté de me divertir, j’ai nettoyé la maison de fond en comble, j’ai coupé mes cheveux.

Sans toi, sur le son de midi, j’ai fait appel à mes amis. À court d’idées, j’ai imploré leur soutien. Chacun y allait de sa proposition, de son activité pour m’aider. Surtout, ne pas penser à toi. Ces amis, par chance qu’ils sont là!

Sans toi, je me suis étourdie jusqu’à la nuit, envisageant même de noyer mon ennui dans l’alcool. À l’heure de me mettre au lit, j’avais pratiquement oublié…

Jusqu’à ce matin. Évaporée par les rêves heureux de la nuit, la tristesse revient toujours au matin. Un coup de grisou, qui rappelle que l’on est seul. Mais où es-tu? Penses-tu à moi? Les larmes… Céline chantait:

En attendant ses pas
Je mets la musique en sourdine tout bas
Trop bête, on ne sait pas
Si je n’entendais pas cette fois…

Puis, j’ai fermé mon réveil-matin, j’ai couru à ma porte… tu étais revenu! Je t’ai serré dans mes bras, je t’ai installé confortablement à l’endroit que j’avais entretenu dans l’attente de ton retour. Cher ami ordinateur, te voilà! Quel bonheur de te retrouver!

Vieille guimbarde maniérée qui fait un vacarme infernal, belle machine à l’écran trop sombre… Ne me quitte plus jamais! 

La vie sans toi, ce n’est pas pour moi!

Ton 24 heures d’absence : 3/10