Mise à jour

17 mai 2007

Pour ceux qui ont plus de temps à tuer au travail, la section Qui est…? (patates) a été mise à jour.


Hommage à Sonpère

17 mai 2007

Sonpère est un artiste. Avec 6 mètres carrés de tissu et une brocheuse, il arrive à retaper un sofa.

Sonpère est savant. De toutes les personnes de ma vie, il est celui qui connaît le plus de jurons. Il arrive à faire descendre des saints que personne d’autre ne connaît.

Sonpère est patient. Il vous invitera à manger des crêpes pour déjeuner, et vous les mangerez à midi. (Interdiction de soupirer). «C’est long, mais ça va être ben faite.»

Sonpère est amusant. Ne vous surprenez pas de trouver de la pâte de grenouille chinoise dans votre crème glacée.

Sonpère a le coeur tendre. Il adopte tous les chiens en mal de propriétaire.

Sonpère est lucide. Il met en adoption dès le lendemain les chiens en mal de propriétaire.

Sonpère est propre. Il cire même le dessous de ses bottes.

Sonpère est ordonné. Il m’invite une fois par mois parce qu’il sait que je ferai le ménage de nos papiers communs.

Sonpère est juste et équitable. À prime abord, vous êtes tous des faux jetons. À vous de faire vos preuves par la suite!

dsc00804.JPGSonpère, Béru, pour notre Tipiti, tu es un héros. Pour moi, tu es le héros que je voulais lui donner.

Ta cote d’anniversaire : 10/10


Je crois en Dieu

17 mai 2007

Je crois en Dieu!

Malgré tous les arguments qu’on a pu me lancer, toutes les contradictions qu’on a pu me servir, je crois en Dieu.

J’idéalise toujours ceux que j’aime (heureux les bien-aimés de Lalionne, car le Royaume des cieux leur est déjà accessible par le biais du très-haut piédestal admiratif), alors imaginez ce Dieu que j’adore!

Mon Dieu, il est bien sympathique… 
Il a le sens de l’humour : il me tend quelques jambettes taquines pour voir comment je réagirai.

Mercantile, il rigole assis sur son nuage et mangeant tous les beignes fourrés à la crème que je lui sacrifie. (Dieu, il est gros.)

Sensible, il lui arrive de pleurer avec moi en mangeant mon chocolat sacrifié. (Dieu, il est dépendant affectif.)

Paternel, il fait du renforcement positif : à demande irréaliste, un résultat irréaliste… (Dieu, il est fou.)

Mon Dieu, il surligne le ciel des soupers en rose, en orange, en rouge.

Quand il pleure à grosses gouttes trop longtemps, fusionnelle, je pleure aussi : la giga déprime. (Vite, la luminothérapie!) 

Dieu me salue parfois, se marrant de m’envoyer un coup de vent qui soulèvera ma jupette («Ne te prends pas trop au sérieux, Lalionne…»), et faisant entendre son rire cristallin dans les feuillages.

Bon vivant, Dieu a inventé :
- l’été,
- le café,
- Amélie Poulain,
- les dodos d’après-midi,
- les babouches,
- Pennac,
- les nachos ultra-fromage,
- la Yaris 2007,
- les festivals,
- le basket-ball,
- les cordes à linge,
- les mp3,
- les pique-niques
- et les amis.

Il n’a pas encore pensé à inventer la machine à recycler les cons, mais n’ayez crainte, je lui ai déjà passé la commande.

Comme moi, Dieu croit en lui, i.e. en l’amour.

Et puis, malicieux, il me questionne. «M’aimes-tu toujours?»
Vrai de vrai, comme je vous écris, on vient de frapper à ma porte (je jure que ce qui suit est vrai!).

De l’autre côté, deux mignons jeunes hommes, propres comme tout, m’ont demandé si j’étais intéressée à entrer dans la famille de la Church of Jesus Christ of Latter-Day Saints! «Lalionne, m’aimes-tu?»

Un jour, alors que je croyais dur comme fer que je croyais au Dieu de l’Église catholique, j’ai réalisé que j’avais tout faux. 

Je connaissais toutes leurs litanies : je vous saluais Marie pleine de grâce, je vous priais Notre Père de bénir notre pain de ce jour…

Et puis, je me suis attardée au «Je crois en Dieu». Attardé, le crois en Dieu.

Je crois en Dieu,
Le Père tout-puissant
Créateur du ciel et de la terre
Et en Jésus-Christ
[long discours sur la vie du fils unique, du pas-gentil-Ponce-Pilate, etc.]

Et là… catastrophe, coup de théâtre! Je croyais que j’y croyais!

Mais la prière se termine ainsi:

[Qui] est assis à la droite de Dieu,
(on parle toujours du fils unique, ici)
D’où il viendra juger les vivants et les morts

Nom de nom! Ce n’est pas Dieu, qui nous juge… C’est le ti-Jésus!

Tout ce temps, le commun des mortels à la tête innombrable ne s’adressait pas à la bonne personne!

Combien de lettres mentales ont été envoyées en haut et retournées au bureau de poste céleste avec la mention «Mauvaise adresse»?

«Cher Dieu, [mauvaise adresse]
Pardonnez-moi parce que j’ai péché…»

Combien de personnes se sont présentées devant le ti-Jésus et ont été retournées à leur devoir parce qu’elles n’avaient pas léché les bonnes bottes?

«Seigneur, [mauvaise adresse]
Bénissez ceux que j’aime,
Permettez-leur d’obtenir ceci ou cela.

(Une formule du genre tout inclus pourrait aussi être acceptable.)

En attente de la vie éternelle, veuillez agréer, Dieu, l’expression de mes sentiments mitigés. [mauvaises bottes]
Merci, 
Moi.»

Révolte!

Depuis ce temps, Je crois en Dieu. Sa cote : 9/10